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renient à M. le comte de Clermont et à M. le comte Damas d’Ànlczy, qui luiconseillèrent l’un et l’antre de s’occuper sérieusement des détails de ce projet.M. de Clermont lui dit même qu’il avait eu l'idée d’en demander le privilègepour lui, et qu’il était assuré de trouver aisément une compagnie, si le projetétait fait, et qu’il fût aussi avantageux qu’il paraissait l’être. Il l’encouragea àtravailler aux plans et nivellements de ce projet, il lui confia même tous lesplans de la Dhcunc, qu’il avait fait faire sous la conduite de M. de Régemorte,à l’occasion d’un procès qu’il avait eu, ainsi que plusieurs autres seigneurs.pour le flottage de eette rivière. En conséquence, le sieur Gauthey commençaà s’occuper sérieusement, dans l’automne 1773, de reconnaître tous les ruisseauxqui devaient fournir l’eau au point de partage de Long-Pendu. 11 fit les nivelle-ments des principaux pour reconnaître à quelle hauteur on pouvait les détour-ner pour les conduire à l’étang de Mont-Chanin, et rendit compte de ces premièresopérations à M. le comte Danlezy qui lui répondit le 14 janvier 1770 en luiconseillant d’en dresser un mémoire et, de le lui adresser, qu’il le communique-rait à M. Turgot , alors contrôleur général, pour lui donner à connaître lesavantages de ce canal, avant qu'il prit des engagements pour d’autres travaux,peut-être moins utiles ; qu’il pensait que le plus grand bien que l’on pût faire àun état était de faciliter la circulation de son commerce à moins de frais possible,et que ces canaux lui paraissaient remplir parfaitement cet objet, surtout quandils étaient tout tracés, tout indiqués par la nature, comme celui de Long-Pendu,et qu’ils débouchaient comme lui dans de grandes rivières qui traversent endifférents sens tout un royaume; qu'il est difficile, suivant lui, que l’on puissecomparer à cela le canal de Dijon , qui demande une dépense infiniment plusconsidérable. « Si nous pouvions, dit-il, aviser le gouvernement de donner la«préférence, ou seulement la concurrence à notre projet, je suis convaincu»que le commerce nous aurait une véritable obligation. »
Le sieur Gauthey, trop occupé pendant que les états de Bourgogne étaientassemblés, ne pût pas s’occuper aussi promptement de ce mémoire qu’on le luidemandait, mais M. Danlezy communiqua seulement sa lettre à M. Turgot, quifut frappé des avantages que présentait ce projet, Il écrivît à M. Trudaine (1),le 31 janvier, que des personnes qui s’intéressaient au bien général, cl à celui dela province de Bourgogne en particulier, lui avaient représenté qu il serait trèsfacile d’établir une communication entre la Loire et la Saône , par la Bourbinec
(G ^ oyez les pièces justificatives, n" 1, à la suite du Mémoire. r *
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