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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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qui tombe dans la Loire , et la Dhcune qui se jette dans la Saône ; que ces deuxrivières tirent leur source de létang de Long-Pendu; quainsi la nature a toutfait; que la seule objection quon ail pu former contre cette communication étaitle manque deau ; mais que lon peut prouver que cette objection nest pas fon-dée; que du côté de la Bourbince en particulier il y a deux rivières dont ilserait aisé de réunir les eaux avec celles de la Bourbince; que cette communi-cation coûterait huit millions de moins que toute autre communication, ce qui.dans des circonstances lon ne peut employer en travaux de ce genre quunesomme déterminée, est une considération de la plus grande importance; que cesreprésentations lui ont paru mériter toute son attention ; quil a cru en consé-quence quil serait à propos de faire faire un nouvel examen de cette commu-nication , afin de sassurer si elle avait réellement tous les avantages quon lui asupposés : « \ous avez sur les lieux (dit-il), un ingénieur, M. Gaulhey, qui»sest fait connaître par de bons mémoires de physique : il serait dautant plus»cn étal de procurer promptement tous les éclaircissements nécessaires, qu'il«habite depuis longtemps le pays que cette communication traverse. »

M. Trudainc communiqua aussitôt cette lettre à M. Pcrronct, qui y réponditpar un mémoire du 51 janvier 1776 (1), dans lequel il dit : 1° quil ne sulfit pasde pouvoir joindre deux rivières à la Bourbince, pour en conclure que la craintede manquer deau pour le point de partage par les étangs de Long-Pendu soitmal fondée, puisquil faut encore que les rivières fournissent assez deau , et queleur réunion puisse se faire à la hauteur du point de partage : cest, dit-il, cequ'on ne trouve point dans les écrits faits avec tout le soin possible en faveur ducanal par létang de Long-Pendu, cl ce que la nature en effet noffre point.

On ne peut, dit-il, amener à ce point de partage, en y réunissant toutes lessources supérieures voisines, une quantité deau suffisante qui puisse être mêmecomparée à celle de treize moulins que lon peut rassembler au point de partagede Pouilly, dont la jauge, qui en été faite par M. de Chézy, pendant une annéede suite, a donné environ 2000 pouces deau pour les temps de sécheresse, cequi doit suffire pour une navigation des plus florissantes, lorsque leau des étangsde Long-Pendu ne fait mouvoir que deux roues de moulins, et cela pendant unepartie de lannée seulement.

Quand il serait certain, ajoute-t-il, quon aurait assez deau parles étangs deLong-Pendu, et que ce canal coûterait 8 millions de moins que celui qui est

(t) Pièces justificatives , n° 2.