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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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point de partage du canal de Pouilly et des ruisseaux qui devaient fournir àalimenter ce canal, et il démontra par que létendue du terrain sur lequeltombaient les eaux de pluie qui formaient les sources du canal de Long-Penduétait plus considérable que létendue du terrain qui recevait les eaux de pluiequi formaient les sources qui serviraient à alimenter le point de partage dePouilly, et que les ruisseaux qui étaient le produit de ces sources devaient être,et étaient réellement beaucoup plus considérables a lendroit on pourrait lesdétourner pour le point de partage de Long-Pendu que pour celui de Pouilly;quil était vrai que M. Thomassin navait point parlé de cette réunion de deuxpetites rivières à celles de Dheune et de Bourbince, et quil nétait pas étonnantque M. Perronet, qui navait été chargé que dexaminer le projet de M. Tho-massin, et qui ne savait pas que lon pût disposer dau très ruisseaux que de ceuxdont parlait cet ingénieur, pour les conduire à la hauteur du point de partage,eût été davis quil ne fallait pas songer à faire ce canal.

Le sieur Gauthey répondit aussi aux autres objections, et observa que, quoi-que le Charolais que traversait le canal ne fût pas un bon pays, cétait peut-êtreun de ceux il était le plus avantageux de faire un canal, parce quil abondaiten bois et en charbons de terre, qui navaient presque pas de valeur dans le pays,parce que les transports en étaient très dispendieux, et que, par le moyen duncanal, ces transports se faisant à très peu de frais, ces denrées auraient un granddébit ; que ces mêmes bois, loin de sépuiser, ne feraient quaugmenter enétendue, puisque lon aurait réellement de lavantage à en planter de nouveauxdans des terrains qui effectivement ne rapportant que du seigle, sont actuelle-ment de peu de valeur, et sont néanmoins très propres à faire venir des bois quiformeraient par la suite un revenu plus considérable que de mauvais seigles.

Que, par rapport à la Loire, la remontée était effectivement difficile, maisque la descente était aisée, excepté dans les basses eaux ; que les marchandssavaient bien prendre le temps les eaux sont bonnes, et quil se fait surtoutes les rivières peu de commerce en été ; quà légard de la remontée de laLoire elle était peu importante, puisque le transport des marchandises de Paris à Lyon était très peu de chose, eu égard à celui de Lyon à Paris . Il annonçaitmême quil ny aurait pas de grandes difficultés à faire un canal le long de laLoire, qui côtoyerait toujours linondation de cette rivière ; qualors le tiragesur ce canal serait aisé, quil faudrait peu décluses en laissant une pente de40 à S0 centimètres par lieue comme à la Seine ; quon ne laisserait jamaisentrer dans ce canal que la même quantité deau, au moyen des prises deau et