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chaussées, pour que le projet y fût examiné. M. Hue fut chargé, en février oumars 1779, de lui en faire le rapport. Le sieur Gaulhey se rendit à Paris , y vitM. Hue, qui lui fit plusieurs questions sur ce projet, auxquelles il satisfit pleine-ment. Ils eurent ensemble plusieurs conférences, et le rapport de cet inspecteurgénéral fut entièrement en faveur de cette entreprise.
Pendant que le sieur Gauthey était à Paris , M. le duc de Charost, qui s’in-téressait beaucoup au projet du canal du Charolais, crut, sur le rapport deM. de Thelis, capitaine aux gardes-françaises, qui avait aussi une terre près dupoint de partage, qu’il serait plus avantageux de se contenter de rendre navi-gables les rivières de Dheune et de Bourbince jusqu’à deux ou trois lieues deleurs sources, en laissant un portage de quatre à cinq lieues, plutôt que de faireun canal complet, qui serait, selon lui, infiniment plus dispendieux, et ne rem-plirait pas beaucoup mieux l’objet d’utilité publique qu’on devait se proposer.
IM. le duc de Charost en conféra avec le sieur Gauthey, qui lui proposa del’entendre sur cette question devant tel ingénieur qu’il voudrait choisir, et qu’ilpourrait par là juger du mérite de ce projet.
Le sieur Gaulhey fit un mémoire sur cette question, qu’il avait déjà examinée,et pour laquelle il avait toutes les données nécessaires, et même des plans trèsdétaillés, levés sur une échelle de rhô , qui avaient été faits par les soins deM. de Rcgcmorte, relativement à un procès qu’avait intenté M. de Thelis pourle flottage de la Dheune.
M. le duc de Charost demanda à M. Perronet qu’il voulût bien avoir avec lesieur Gauthey une conférence sur cet objet en sa présence, ce qui fut fait. Lesieur Gauthey lut son mémoire, où il fit voir combien était chimérique le pro-jet de se contenter de rendre navigables les rivières de Dheune et de Bourbince,et M. Perronet fut entièrement de son avis. Le sieur Gauthey prit de là occa-sion de lui montrer en détail et de lui rendre compte de toutes les opérationsqu’il avait faites, et qu’avait vérifiées M. Aubri, pour constater la possibilitéet la facilité d’exécution de ce canal. Il le convainquit surtout que la quantitéd'eau dont on pouvait disposer était plus que suffisante pour alimenter le canal,parce que c’était là la principale objection que M. Perronet avait toujours faitepour s’opposer à l’adoption de ce projet.
Lorsque cette affaire fut portée à l’assemblée des ponts-et-chaussées, M. Per-ronet , quoique ayant donné deux avis absolument contraires , fit l’éloge duprojet, qui fut généralement approuvé par cette assemblée.
Le rapport et l’avis de l’assemblée ayant été communiqués à M. 1 intendant