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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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Bourbince : il avait même engagé M. Antoine, l’un des ingénieurs de Bourgogne ,à faire un mémoire pour soutenir cette proposition, qui était aussi appuyée parplusieurs propriétaires riverains.

Le livre des canaux de M. de Lalande qui paraissait alors, et qui était consultépar tous ceux qui pouvaient prendre intérêt à cette affaire, y était contraire,en ce qu’il avait rapporté fort en détail les objections que M. Perronet et d’autrespersonnes avaient faites contre le canal.

M. le duc de Charost, qui, en sa qualité de membre de l’administration pro-vinciale du Berri, avait en vue différents projets de canaux dans le Berri,désirant être instruit plus particulièrement des avantages du canal, fil plusieursobjections à-peu-près pareilles à celles de M. de Baquencourt, et en demandala solution au sieur Gauthey, qui répondit en trois lettres à toutes ces objections :après quelques répliques, il parut néanmoins satisfait.

Madame la duchesse de Brissac, en sa qualité de propriétaire d’une seigneurieriveraine, voulut aussi être instruite sur cette entreprise, et le sieur Gautheylui envoya un mémoire assez détaillé sur toutes ses parties : mais l’on se conten-tait en général de louer ce projet, sans se disposer beaucoup à y prendre part.

MM. de Brancion craignant que ces objections, qui ne laissaient pas qued’avoir été répandues, n’éloignassent les actionnaires , engagèrent le sieur Gau-they à faire un mémoire pour y répondre. En conséquence, celui-ci en fit deux,l’un pour établir par les calculs les plus probables quel serait le commerce surle canal, d’après les connaissances qu’il avait rassemblées sur ce sujet, et lesdifférentes informations détaillées qu’il avait prises; l’autre pour répondre auxprincipales objections que l’on avait faites contre ce canal.

Il passe dans celui-ci légèrement sur les objections faites sur la possibilité,puisqu’elle avait été authentiquement reconnue par tous les examinateurs nom-més par le conseil.

A l’égard delà dépense, il en fit la comparaison avec le grand canal de la Saône à1 Yonne , qui avait été estimé, par aperçu par M. Perronet, à 15 et 18 millions,et suivant celte comparaison celui du Charolais ne devait coûter que 6 à 7 mil-lions, ou bien si celui du Charolais devait coûter 10 millions, l’autre en devaitcoûter 27, eu égard à sa longueur et au nombre de ses écluses. 11 fait voirensuite que, d’après le commerce, qui très probablement devait s’établir sur cecanal, son revenu serait au moins de 750,000 fr. pour le seul commerce d’ex-portation des denrées du pays.

11 répond ensuite aux autres objections concernant la difficulté de la naviga-