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- tion de la Loire , celle du canal de Briare, la jonction de l’Arroux au grand canalde Bourgogne par Pouilly, la navigation sur la Dheune et la Bourbince, et mêmeconcernant la longueur du temps des constructions. Il y démontra aisémentqu’avec quinze à seize cents ouvriers répandus sur trente lieues d’étendue, ilserait possible de faire le canal en sept à huit ans, sans être obligé de demanderdes troupes.
II avait déjà répondu à ceux qui voulaient mettre en concurrence le canal decommunication de la Saône, à l’Yonne avec celui-ci qui faisait communiquerla Saône à la Loire , que l’objet de ces deux canaux n’était point le même, qu’ilspouvaient s’exécuter tous deux sans se nuire, et détermina quel serait l’objet ducommerce différent de ces deux communications.
Si l’on avait pris ce parti dès le commencement des disputes entre M. Tho-înassin et M. Abeille, les deux canaux seraient peut-être faits actuellement, etl’on n’aurait pas perdu un temps considérable en vaines disputes, faute de biens’entendre.
Ce n’était pas tout d’avoir démontré l’avantage du canal, il s’agissait de trouverune compagnie pour fournir les fonds, et MM. de Brandon n’étaient pas trèsavancés à cet égard. Ils disaient avoir quelques assurances du côté de la maisonKorneman, banquier à Paris , et de la maison Vernede, banquier en Hollande,mais ils ne donnaient aucune certitude à cet égard. Ils avaient entamé une né-gociation à Lyon avec M. Delglat, riche banquier, qui se trouvait fort intéresséà la réussite de cette affaire, parce qu’il avait beaucoup de possessions dans lepays. Le sieur Gauthey, qui dans ce temps-là allait très souvent à Lyon , traitaplusieurs fois cette affaire avec M. Delglat et M. Gaillard, son correspondant,et elle aurait pu réussir si la compagnie de M. Delglat n’avait pas trouvé queMM. de Brandon portaient trop haut leurs prétentions. Ils proposaient de former700 actions de 10,000 livres chacune, dont on payerait les intérêts à 4 pourcent pendant six ans, au bout duquel chaque action vaudrait 14,000 livresremboursables si les actionnaires le désiraient, ou bien porteraient une renteannuelle de 700 livres sur les profits du canal, ou bien que les actionnairespourraient placer cette somme à rente viagère, à 8 pour cent pour les personnesau-dessous de quarante-cinq ans, et à 9 pour cent au-dessus de cet âge; ils vou-laient de plus que la construction et l’administration du canal restassent à leurlibre et entière disposition, et que la propriété ne put être en aucun sens par-tagée, ni passer même fictivement pour un temps quelconque en d’autres mainsque les leurs.