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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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parce qu’il était alors très fort question de continuer ce canal, ce qui auraitdétruit à jamais l’espérance de construire le canal du Charolais .

MM. de Brandon n’ayant pas adopté les propositions ci-dessus, les capitalistesrenoncèrent à celte affaire, quoiqu’ils ne songeassent plus à la continuation ducanal du Forez.

Il y eut ensuite une négociation pour intéresser Monsieur, frère du roi, danscette entreprise : mais elle ne réussit pas davantage. Un bénédictin fit encorequelques propositions à M. Beaujon, qui ne réussirent pas mieux.

La négociation avec M. Delglat continua cependant toujours entre lui,M. Gaillard et M. Gauthey, qui envoya le projet de lettres-patentes dresséespar MM. de Brandon, et réduisit encore le mémoire qu’il avait dressé, dont ilfit faire plusieurs copies, pour envoyer à différents capitalistes. Ce projet delettres-patentes ne les satisfit point : on y trouva beaucoup de modifications etde retranchements à faire, et surtout des contradictions à éviter .

MM. de Brancion revinrent enfin au projet de former une simple compagnied’actionnaires, composée de onze cent vingt actions à 6,000fr. chacune, dont ilsseraient propriétaires de cent vingt sans fournir aucun fonds. Par ce moyen,ils n’estimaient la dépense du canal qu’à six millions, et demandaient pour eux720,000 livres. Ces propositions ne furent pas plus acceptées que les premières.On voulait encore être sûr des banquiers chez qui l’argent serait versé , et savoirs’ils n’exigeraient pas une remise plutôt que d’en payer une pour les sommesqui resteraient quelque temps dans leur caisse, comme cela se faisait dans lesvilles de commerce. MM. de Brancion se rendirent enfin moins difficiles : ilspromirent que l’article qui concernait leur intérêt serait le moins difficile àrégler, pourvu qu’ils eussent la seigneurie du canal, et promirent au sieur Gau-they le sol pour livre de toutes les dépenses à faire pour l’indemniser de sesprojets, et de la conduite qu’il aurait de tout l’ouvrage. Il ne fut cependant paspossible de renouer l’affaire de Lyon , et elle fut totalement manquée.

MM. de Brancion tentèrent d’intéresser les seigneurs riverains du canal danscette entreprise. Mais, quoique quelques-uns promissent d’y prendre part, il yavait peu à compter sur ces promesses, qui ne pouvaient pas au reste produireune bien grosse somme.

Cependant MM. de Brancion annoncèrent que les différentes promesses surlesquelles ils pouvaient compter s’élevaient à environ deux millions, et ils ima-ginèrent que si les États de Bourgogne voulaient cautionner le reste de l’emprunton serait assuré de l’avoir bientôt complété. En conséquence, MM. de Brancion