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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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priétaires et les actionnaires, et que le reste serait employé à payer les intérêtset faire les remboursements.

i0° Que lorsque les capitaux seraient entièrement remboursés, on prélève-rait une somme de 100,000 livres par an, à partager entre les propriétaires etles actionnaires, et qu’on diminuerait alors les droits, pour que le revenu ducanal se réduisît à ces 100,000 livres, et aux dépenses de régie et d’entretien.

11° Enfin que MM. de Brancion seraient tenus de faire insérer dans les lettres-patentes toutes les clauses de la dite délibération.

MM. de Brancion, munis de cette délibération, furent solliciter les lettres-patentes que leur avait promises M. Necker , qui était alors remplacé parM. de Fleuri, contrôleur général. M. le prince de Condé écrivit à M. de Fleurien faveur de MM. de Brancion, et le priait de faire expédier cette affaire leplutôt qu’il le pourrait, en lui ajoutant qu’il y prenait d’autant plus d’intérêt,qu’au moyen du cautionnement donné par les Etats , la province devait par-ticiper aux démarches faites pour cette entreprise ; que l’on pouvait peut-êtretrouver quelques contradicteurs dans les partisans exclusifs du canal de Saint-Jean-de-Lône, mais que les avantages qui peuvent résulter de celui du Cha-rolais devaient lever toutes difficultés; qu’au surplus ces deux canaux n’étaientpoint incompatibles, qu’ils peuvent s’exécuter tous deux sans se nuire, et qu’ilcroit même que, la chose bien examinée, le canal du Charolais mériterait lapréférence.

11 entre ensuite dans le détail de ses avantages, comparés avec ceux du canalde la Saône à l’Yonne .

11 dit : l°que, comme celui-ci, il peut servir au commerce du midi de laFrance avec Paris et Nantes , parce qu’il n’est pas plus long, et qu’il aura soixanteécluses de moins ;

2° Que, connue celui-ci, il dessert une grande étendue de pays, qui abondeen productions qui exigent un canal, telles que les vins, les bois et les charbonsde terre ;

3° Qu’il peut seul fournir abondamment à Lyon et à tout le midi les bois quiy manquent;

4° Q’il peut de même fournir à ces provinces le charbon de terre ;

3° Qu’il peut fournir à Toulon et à Marseille une grande quantité de bois demarine, du Nivernais et du Berri, et les ancres fabriquées à Cosne ;

6° Qu’il peut seul faire passer dans les ports de l’Océan et delà Méditerranée lesfontes, les boulets, les mortiers et les canons qui vont se fabriquer àMont-Cenis ;