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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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7° Qu’il peut amener à Mont-Cenis les fers de Comté, de Bourgogne , duNivernais , et du Berri, et les renvoyer fabriqués partout où l’on en aura besoin :

8° Qu’il pourra par ce moyen s’élever à Mont-Cenis une ville rivale de Saint-Étienne en Forez , objet désiré depuis longtemps, et qui, à l’aide du nouvel' établissement de Mont-Cenis, se réalisera presque tout seul ;

9° Qu’enfin ce canal peut être fait en six ans, tandis qu’on ne peut penserencore au terme de l’autre.

M. l’abbé de Luzines vint aussi à Paris pour solliciter au nom de la provincela décision de cette affaire, et fut accompagné du sieur Gauthey ; ils virentd’abord M. le prince de Condé, à qui le sieur Gauthey montra tous les plans,et expliqua tous les détails du projet. Il y eut ensuite une conférence chez lecontrôleur général, où se trouvèrent le prince de Condé et les élus de Bourgogne .Dans cette conférence, M. de Fleuri, en adoptant en entier le projet du sieurGauthey, et désirant même qu’il s’exécutât promptement, ne fut point d’avis quela concession en fut donnée à MM. de Brancion. Il trouva que, puisque lesÉtats se rendaient caution, ils risquaient leurs fonds pour donner le bénéfice,s’il y en avait, à des étrangers, et qu’il valait mieux que ce bénéfice tournât auprofit de la province, qui pourrait d’autant diminuer les impôts, ou diminuerune plus grande partie des droits, si les remboursements s’effectuaient prompte-ment.

Le prince du Condé et les élus insistèrent pour qu’on laissât la régie du canalà une compagnie, sous la surveillance de l’administration de Bourgogne . Ils sefondaient sur l’exemple du canal de Languedoc , et pensaient, comme M. deLalande, qu’un canal ne pouvait être mieux administré que par des proprié-taires intéressés à ne jamais laisser interrompre la navigation, toujours prêts àsubvenir par leur fortune ou par leur crédit à des accidents inopinés et à lesréparer sur-le-champ, sans toutes les formalités qu’entraine une administrationpublique, qui est variable, et qui n’est pas toujours composée de personnes ins-truites ; que les moindres négligences dans les réparations peuvent occasionnersouvent une longue cessation dans l’usage du canal, que d’ailleurs on avaitremédié à l’excès du bénéfice que les propriétaires pouvaient retirer et qu’onpouvait encore le diminuer, si on le jugeait à propos, eu égard au peu de risquesqu’ils couraient.

M. de Fleuri se résuma à faire examiner cette question, ainsi que l’utilité duprojet, par l’assemblée des députés du commerce et des intendants du commerce.

M. Fournachon, député du commerce de Lyon , fut chargé du rapport. M.