— 289 —
A la fin de l’année 1788 tous les déblais du canal étaient aehevés, exceptédans la tranchée de Long-Pendu , où l’on travaillait encore sur mille mètres delongueur. Le percement du canal souterrain fut fini, et l’on travailla à sonélargissement sur 720 mètres. 11 y avait soixante-deux écluses achevées,dîx-sept avancées et une seule qui n’était que commencée; quarante-un pontsétaient finis, vingt-trois avancés à moitié ou aux trois quarts, et six peu avancés;cinquante-cinq aqueducs étaient totalement finis, dix étaient fort avancés, etquinze étaient à peine commencés. 11 ne restait plus que vingt-sept ouvragespeu avancés.
A la fin de l’année 1789 les déblais étaient finis, excepté cependant ceux dela tranchée de Long-Pendu. On travailla aux rigoles, que l’on fit presque enentier; on en fini 29,000 mètres, et on en termina 2,000 à moitié; il n’enrestait plus que 3,300 mètres. Il ne restait plus qu’une écluse qui était faite auxtrois quarts, et sept qui n’étaient pas encore totalement perfectionnées; il restaitencore un pont à adjuger, trois qui étaient à peine commencés, et neuf quiétaient faits à moitié ou aux trois quarts. 11 restait encore vingt-quatre aquéducsà terminer, mais ils étaient très avancés. Six maisons d’éclusiers étaient seule-ment faites à moitié ou aux trois quarts. On avait seulement commencé lesportes d’écluses cette année, pour éviter que les bois ne pourrissent : elles étaientcependant assez généralement faites à moitié. Le canal souterrain fut élargientièrement, mais il restait encore à finir la voûte sur une longueur de 430 mèt.Les ouvrages d’art sur les rigoles, tant en ponts, canaux, aquéducs, gués etdéchargeoirs, au nombre de cinquante-six, n’étaient pas faits au quart. Ladépense de l’année montait à 1,292,237 livres, et la dépense totale des ouvragesà cette époque était de 7,738,900 livres.
MM. les élus avaient été autorisés à emprunter neuf millions pour la cons-truction du canal. Suivant le compte que le sieur Gauthey avait rendu le1 er janvier 1789, la dépense totale, y compris les indemnités et les arréragesdes sommes empruntées, montait à 8,173,000 livres, et depuis cette époquejusqu’au 1 er juillet, on avait encore dépensé 441,000 livres, de sorte qu’il nerestait plus à dépenser que 384,000 livres pour absorber les neuf millions. Lesieur Gauthey en avertit l’administration pour qu’elle sollicitât une augmenta-tion d’emprunt, et qu’en attendant on prît les fonds sur les trois millions queles Etats avaient été autorisés à emprunter pour les deux autres canaux, quin’avaient pas à beaucoup près absorbé celte somme. 11 fit un aperçu des dé-penses qui restaient à faire, lesquelles montaient à 1,607,000 livres, à quoi