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On doit maintenant retrancher de cette somme les dépenses ordonnées posté-rieurement à la rédaction du projet, et qui n’étaient pas une suite nécessaire de«on exécution. On va les rapporter ici, d’après un compte présenté le 1" janvier1790, où se trouvent réunies les dépenses de cette espèce, faites et restant à faireà cette époque.
Les faux frais causés par l’emploi des troupes aux travaux des terrassements, et
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l’excédent de prix des déblais qu’elles ont exécutés.435,000
Le changement du chemin de hallage en grande route sur une portion
de la longueur du canal. 296,000
Un embranchement au port de Châlons , ordonné par suite de la démo-lition de la citadelle. 53,000
L’obélisque de Châlons.13,000
Le changement de la rigole de Torcy en canal de petite navigation. . 560.000
Le capital de la pension de MM. de brandon, les médailles , la pose dela première pierre, la reprise du fief, les tournées du commissaire,appointements des juges et des gardes, frais de conduite relatifs, etc. 329,000
Total à déduire. 1,666,000
Reste pour la dépense des travaux compris au détail estimatif.8,204,000
Le montant de ce détail étant de 7,202,000 liv., on voit que la dépense effective a surpasséla dépense présumée d’environ un septième. Cette différence paraîtra bien peu considérable,si l’on fait attention que les travaux ont duré treize ans à compter de la date de la rédactiondu détail estimatif, qui avait nécessairement été basé sur les prix de la journée payés à l’époquede cette rédaction, et que les prix n’ont pu manquer de s’élever considérablement, en raisondes travaux très considérables entrepris en Bourgogne , où l’on dépensait pour les canaux plusde deux millions par an. L’établissement de la fonderie du Creusot , qu’on assure avoir coûtévingt-deux millions, et la construction du canal du Nivernais, ont dû contribuer beaucoupaussi à cette augmentation des prix.
On remarquera que les frais de conduite et de régie avaient été portés dans le détail estimatifde 1779, au vingtième du montant des ouvrages. Mais la conduite et la surveillance des tra-vaux furent dirigés avec une économie et une intelligence telles, que cette dépense est demeu-rée beaucoup au-dessous de l’estimation. On voit, en effet, dans le relevé précédent, que ladépense effective des travaux est d’environ huit millions, et que les frais de conduite ne s’élèventpas à 250,000 liv.
La navigation établie sur toute l’étendue du canal dans l’hiver de l'an II continua d’avoirlieu les années suivantes, sans autre interruption que le chômage nécessité par les sécheressesde l’été, et par les réparations annuelles. La fonderie du Creusot était alors en grande activité :les intéressés sollicitèrent le prolongement de la rigole de Torcy , traitée en canal de petitenavigation, jusqu’à rétablissement. Cet objet fixa l’attention du Directoire ; on dressa les pro-jets d’une portion de ce canal, et on entreprit meme quelques travaux. Mais la modicité desfonds accordés, jointe au discrédit progressif des assignats, qui ne permettait guère de trar