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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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revenu doit être presque entièrement fondé sur l’exportation des produits de la culture, desforêts ou des mines des cantons que le canal traverse. Les produits n’ont pas été moindres en1814 et 1815, quoique la mer fût ouverte, qu’en 1811 et 1812 où elle était fermée, et leur

infériorité dans ces quatre années tient uniquement au peu d’abondance de la récolte des vins.C’est par la même raison que la construction du canal de la Saône à l’Yonne qui ouvrira une

nouvelle communication avec Paris , si jamais elle est terminée, n’aura aucune influencefâcheuse sur les revenus du canal du Centre. Les produits de ces canaux sont assurés respecti -vement par l’exportation des productions des pays qu’ils traversent, productions qui ne sontpas les mêmes pour chacun d’eux; et, loin de se nuire, il y a tout lieu de penser qu’ils se favo-riseront mutuellement, en ce que l’un augmentera nécessairement le nombre des marchésfournis par l’autre. M. Gautlicy avait dequis longtemps émis cette opinion. (Voyez ci-dessus,page 104 et suivantes).

On a vu dans le troisième mémoire l’exposé des recherches faites par M. Gauthey, avant laconstruction du canal, pour parvenir à apprécier le revenu qu’il pourrait offrir. Il est intéres-sant de comparer les résultats auxquels il était arrivé avec ceux qui ont réellement eu lieu.

M. Gauthey avait trouvé (page 104) qu’il devait passer annuellement sur le canal l’équivalentde 3872 bateaux chargés de 49,000 kilogrammes, parcourant chacun une distance moyennede seize lieues et demie ; et le péage étant évalué à 20 cent, par 490 kilogrammes et par lieue,il devait en résulter un revenu de 1,268,704 fr. environ.

On n’a pas été à même de se procurer des relevés du nombre de bateaux qui ont traverséle canal pour toutes les années, mais on en possède plusieurs, et entre autres ceux des annéesIX et XI de l’ère républicaine et de l’année 1810, dans chacune desquelles le revenu s’écartepeu en plus ou moins du taux annuel moyen, et dont la moyenne ne diffère pas sensiblementde la moyenne des seize années écoulées depuis l’an IV. Les résultats offerts par ces trois an-nées pour les transports qui ont eu lieu sur le canal sont susceptibles de fournir un terme decomparaison qui paraît très propre à faire juger exactement jusqu’à quel point les aperçus pré-sentés par M. Gauthey se sont réalisés.

En ayant d’abord égard au nombre total des bateaux qui ont passé sur le canal, il a étéEn l’an IX, de.

En l’an XI, deEn 1810 , de .

Le nombre moyen surpasse de { environ celui qui avait été annoncé par M. Gauthey.

En considérant le transport des vins, qui est l’objet le plus important, on a les résultats

suivants :

En l’an IX, il y a eu 50.072En l’an XI, . . 42,617

En 1810, . . . 61,185

eu 50.072 queues de vins portées sur 881 bateaux.

451

588

Moyennement . . 51,091

. 640

M. Gauthey avait estimé qu’il y aurait 54,000 queues de vins transportées sur 540 bateaux.Le transport des bois, qui est le plus considérable avec celui des vins, a fourni, en y com-prenant le charbon de bois, le nombre de bateaux suivants :