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En l’an IX,.
En l’an XI,.
En 1810, .
qui diffère très peu de celui de 1080, estimé par M. Gauthey.
I.e commerce du charbon de terre n’a pas encore acquis, à beaucoup près, une aussi grand*extension que M. Gauthey l’avait présume. Il avait pensé qu’il pourrait fournir mille bateaux,mais il n’en a réellement donné qu’environ 110 en l’an IX et en l’an XI, et 526 en 1810. Ilfaut observer toutefois que ce genre de commerce est de nature à prendre des accroissementsqui peuvent être lents, mais qui sont assurés. Ce déficit se trouve compensé par divers objets,et entre autres par les pierres à bâtir, qui ont fourni moyennement, dans les trois années quenous considérons, 250 bateaux au lieu de 80 bateaux qui avaient été estimés. Le plâtre a aussifourni moyennement plus de 120 bateaux, tandis qu’il n’en avait été compté pour cet objetque 32.
On peut encore remarquer que M, Gauthey n’avait rien porté pour les passages des bateauxvides, objet qui entre annuellement dans les recettes pour 50 à 40 mille francs.
On ne poussera pas plus loin cette comparaison : ce qui précède suffit pour démontrer queM. Gauthey n’avait point exagéré la quantité de marchandises présumées devoir passer sur lecanal du Centre , que ses évaluations se trouvent exactes pour les objets les plus importuns ducommerce, et qu’à raison des compensations qui ont eu lieu, l’estimation totale est conformeà la vérité. On observera aussi que si le revenu actuel est beaucoup au-dessous des douzecent mille francs annoncés par M. Gauthey, cela tient à ce que les droits sont beaucoup moinsforts que celui qu’il supposait devoir être établi. Il ne faut pas croire d’ailleurs qu’un droitplus fort eut diminué sensiblement la quantité des marchandises, puisque le prix du transportserait toujours demeuré inférieur à celui du transport par terre. Ainsi l’on peut conclure quemalgré l’excédent de dépense qui a eu lieu sur celle présumée en 1778, des capitalistes qui au-raient entrepris la construction du canal du Centre , sur la foi des aperçus présentés à cetteépoque, n’auraient points été induits en erreur, et auraient placé leur argent d’une manièreavantageuse. En effet, la dépense du canal avec les perfectionnements s’est à peine élevée àonze millions et demi, et on porterait facilement le revenu net à cinq ou six cent mille francs,rn laissant même le péage au-dessous du taux autorisé par l’édit de janvier 1785.
F1X DE TROISIÈME ET DERNIER VOLUME