— 67 —
haussée. La flèche est de 17'“,5’. Il esl vraisemblable que cette arche avaitd’ahord été construite en ogive, et que l’on a dans la suite arrondi l’angle desdeux arcs; cette conjecture est d’autant plus naturelle que la partie supérieureet la partie inférieure de la voûte sont d’une construction différente.
POKT DE TOURNON, SUR LE DOUX. (PI. X, fig. 172).
Ce pont a été construit par un ingénieur italien, en 15i5, aux frais d’uncardinal de Tournon . Il offre une grande arche en arc de cercle, de 47 m ,8 d’ou-verture, fondée, comme le pont de Yieille-Brioude, sur le rocher apparent. Iln’a que 5 m de largeur entre les tètes. La voûte est construite en quartiers de grèstendre essemillés, à l’exception des voussoirs des tètes qui sont en pierres detaille. Le reste est en moellon brut.
Pont de Claix, sur le Drac. (PL YI, fig. 85).
Cet ouvrage est composé d’une seule arche en arc de eercle, de 45 m ,8 d’ou-verture. Sa largeur est de 6™,2. U a été construit en 1611, près de Grenoble ,par le connétable de Lcsdiguières. Ce pont a été singulièrement vanté par leshistoriens du Dauphiné , qui le mettaient beaucoup au-dessus du pont Rialto,de Venise . On y lisait autrefois, avant la démolition de la porte qui servaitd’entrée, l’inscription suivante : Roman os moles pudore suffundo.
Ce dernier pont se trouve placé dans la première époque, quoiqu’il ait été.élevé dans le dix-septième siècle, parce qu’il s’y rapporte par son genre deconstruction.
Aqueduc de la Crau d’Arles . (PL XI, fig. 190).
Cet ouvrage traverse un marais, et soutient les eaux du canal de Crapone,construit, en 1558, par un gentilhomme de ce nom. Sa longueur est de 625 ra .Les arches sont en plein cintre, et leur ouverture est de 5 m ,85. L’épaisseur despiliers est de 5 m ,9. La largeur de l’aquéduc est de 5 m ,2 dans la partie supé-rieure, et ses faces ont un léger talus.
On a adossé à l’aquéduc, dans la plus grande partie de sa longueur, un pontde 9 m ,75 de largeur, qui sert au grand chemin. Ce pont est porté sur des archesen arc de cercle. de même ouverture que celles de l’aqucduc. Les fondations de