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Ponts de l’Hôtel-Died, a Paris . (PI. VIII, fig. 126, 129).
Cos deux ponts nommés, l’un, pont Saint-Charles, et l’autre, pont au Double,ont été bâtis vers l’an 1634, par les administrateurs de l’Hôtel-Dieu , pour ladesserte de cet hôpital. L’un est composé de deux arches de 12'“,8 d'ouverture,et l’autre de deux arches de 1 l m ,7. Ils étaient couverts de bâtiments qui appar-tiennent à l'hôpital, et l’on avait seulement réservé sur l’un d’eux un passage de3 m ,23 de largeur pour le public.
Aquédüc d’Aucceil, près de Paris . (PI. XI, fig. 191).
On s’était occupé, en 1609, sous Henri IV , du rétablissement d’un aquédueantique, qui conduisait les eaux de la plaine de Rungis au palais des Thermes,et dont on voit encore les restes. La nécessité d’amener des eaux au palais du Luxembourg a été la cause principale de la construction de l’aquéduc moderne.Cet édifice a été commencé en 1613 sous la régence de Marie de Médicis , clachevé en 1624 d’après les dessins de Jacques Desbrosscs.
La figure représente la partie de l’aquéduc qui traverse le vallon d'Arcueil .Salongeurest de 390 m ; sa largeur est de 5 in ,37. Il est consolidé par des con-treforts placés à environ 12™ les uns des autres, et dont les intervalles sont enpartie remplis en maçonnerie, et en partie par neuf arcades de 7 ra ,8 d’ouverture.Sa plus grande hauteur est de 22 ra . Cet aquédue est un des ouvrages les plusremarquables de ce genre que l’on ait construits en France . L’effet général et lesdétails en sont très beaux et la construction très soignée. Il est entièrement bâtien pierres de taille. On y a fait de grandes réparations en 1777, surtout dans lesparties où la conduite passe sur des carrières.
Pont Marie, a Paris . (PL VIII, fig. 133).
Ce pont a été bâti par Christophe Marie, qui avait alors le titre d’entrepreneur-général des ponts de France , et qui s’était obligé de joindre File Saint-Louis auxdeux parties de la ville. Il fut commencé en 1614, et fini en 1633. En 1638,une crue fit tomber deux arches et les maisons qu’elles supportaient. Les archesfurent rétablies d’abord en bois, puis en pierre, au moyen du produit d’un péagequi fut perçu pendant dix ans. Les maisons que les arches supportaient n’ontpoint été reconstruites: les autres ont été démolies en 1789.