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l m ,6; celle de la culée qui n’est pas appuyée contre le rocher et qui forme unpiédroit de 4 m ,5 de hauteur , de o ra . Ce pont a 8 m de largeur d’une tète à l’autre.
Pont de l’école Militaire, auparavant pont d’Iena, sur la Seine, a Paris .
(PI. IV, iîg. 31).
Cet ouvrage est situe dans le prolongement de l’axe de l’École militaire et duchamp de Mars. La construction d’un pont dans cct emplacement avait été or-donné en 1806; mais les arches devaient être faites en fer fondu. M. Lamandéa fait adopter en 1808 le projet dont il a dirigé l'exécution.
Le pont est composé de cinq arches égales, en arc de cercle, de 28“ d’ouver-ture sur o",5 de ilèche. L’épaisseur des voûtes est de l m ,44. Les naissancessont placées à 6 ra ,lo au-dessus de l’étiage. Les piles ont 5 m d’épaisseur au cor-don : elles sont terminées par des avant et arrière-becs demi-circulaires. Ellesont été fondées par caissons sur des pieux recépés à l m 6u au-dessous de l’étjage,et espacés à l m ,16. Les culées sont formées par un massif de 13 m d’épaisseur,et 18'" de largeur, qui est construit, sur 4 m de hauteur, au niveau des naissances,en libages posés en liaisons verticales et horizontales. La largeur du pont est de14 m ; celle de la chaussée est de 9“54, et celle de chaque trottoir de2 m ,4. Les cou-ronnements , posés de niveau, sont formés par une corniche supportée par desconsoles. Il y a, aux entrées du pont, quatre piédestaux qui doivent porter desstatues équestres.
Les arches ont été construites sur des cintres formés par trois cours d’arbalé-triers, disposés suivant le système adopté par M. Perronct, mais soutenus etconsolidés par deux palées. Les mouvements des voûtes pendant la pose desvoussoirs ont été peu sensibles. Le décintremcnt s’est opéré avec facilité, enruinant d’abord les jambes de force appliquées contre les piles, et ensuite lespalées intermédiaires. Le tassement total des voûtes a été au plus de 0 m ,15.
Pendant l’occupation de Paris par les puissances étrangères en 1814, l’arméeprussienne voulut détruire ce monument, consacré à l'uue de nos plus brillantesvictoires. Des ouvriers mineurs, commandés par un officier, commencèrent àminer la partie inférieure des piles : mais on eut le temps de réclamer contrecet acte de barbarie, dont on a fait depuis disparaître les traces.
Le pont de l’école militaire, à raison de la simplicité et de l’élégance de sadisposition, peut être regardé comme présentant au plus haut degré le genre debeauté dont les édifices de cette espèce sont susceptibles.