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Tome premier.
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à la sécurité que devait inspirer cette précaution, on a diminué le poids desarches en allégeant intérieurement le massif des tympans et tout ce qui, dansl’extrados des voûtes, n’était pas nécessaire à la stabilité, par des galeries dirigéessuivant la longueur du pont; ces galeries sont traversées et pénétrées dans lesens de la largeur par des voûtes de même forme et ouverture. Il s’en est suivila diminution de plus de mille mètres cubes de maçonnerie que les piles desgrandes arches ont de moins à porter. On a eu également en vue, par cette dis-position , de procurer le moyen de visiter l’intérieur du pont, de reconnaître lesfiltrations et dégradations, s’il s’en formait, et d'y remédier par des réparationsfaciles à exécuter.

La pierre de taille et la brique ont été employées concurremment dans laconstruction de la maçonnerie ; les archivoltes des tètes et les chaînes, suivant ledéveloppement des arches, sont entièrement en pierre de taille, et celles-ci sontreliées entre elles par d’autres chaînes ou rangs de voussoirs suivant des ligneshorizontales, de manière à former des caissons remplis en briques. On a de plusélégi les tètes par des voussures afin de faciliter dans les grandes eaux le passagedes corps flottants, et de préserver plus sûrement les arches de l’effet du choc deces corps entraînés par des courants rapides.

La hauteur considérable à laquelle les eaux de la Garonne s’élèvent par uneréunion de circonstances extraordinaires, comme il est arrivé en 1770, où lacrue de cette rivière était de plus de 7 ,n au-dessus des basses marées, a forcé dedonner au pont une élévation suffisante pour que les arches ne fussent pas ex-posées à l’encombrement des corps flottants, tels que les grands bateaux, moulinsà nef, dromes de bois, etc., que les courants entraînent. Cette obligation et cellede se raccorder avec des abords submergés de plus d’un mètre de hauteur d’eauen pareille occurrence, ont empêché de tenir la chaussée du pont entièrementde niveau ; on s’est borne à cette disposition pour les sept arches du milieu etmoitié de chacune de celles attenantes , et il y a été donné aux deux parties dechaussée à la suite une pente de 0”,012la.

En retour des culées s’étendent de chaque côté des murs de quai de 175 ,nchacun de longueur, à l’extrémité desquels sont ménagées des rampes pourdescendre à la rivière et au bas port, qui doit mettre ces rampes en communica-tion. La direction des eaux de la rivière, qui formait un coude trop prononcédans l'emplacement du pont, a été redressée au moyen d’une digue établie sur larive droite, en amont; cette digue, construite en pierre perdue ou enrochement,a 5,000 mètres de développement, et dans certains points jusqu’à 14 m de hau^