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la pièce c, à cause du léger mouvement que le levier était alors obligé de prendre autour deson point d’appui. Ces défauts de la machine tendaient à faire estimer le poids nécessaire pourécraser les pierres beaucoup plus grand qu’il ne devait être effectivement, et d’autant plus que lespierres étaient plus dures. Ils ont été corrigés dans une nouvelle machine (PI. XIII, fig. 2) ima-ginée par M. Rondelet (1), et dans laquelle les solides de pierre mis en expérience sont presséspar le moyen d’une vis a dans une direction constamment verticale. Le mouvement est trans-mis à la vis par le moyen d’une corde bb qui passe sur un quart de cercle hh adapté à son axeet sur une poulie de renvoi c, et qui porte un plateau de balance d que l’on charge de poids.
On voit que les poids dont le plateau d est chargé ne peuvent pas faire juger exactement dela résistance du solide de pierre e mis en expérience, puisqu’une partie de ces poids est em-ployée à surmonter les résistances causées par la machine, et principalement le frottement dela vis dans son écrou. M. Rondelet a employé, pour évaluer ces résistances, un moyen assezingénieux, et qui consiste à mettre en équilibre l’effort de la vis avec celui du levier ff , dontl’extrémité est chargée du plateau de balance g. Il est facile de connaître alors le rapport de laforce appliquée au quart de cercle hh, représenté par le poids du plateau d, à l’effort exercé ene par la vis sur la pierre mise en expérience, ce dernier effort étant égal à celui du levier ff (2).
Les expériences faites par le moyen de cette machine ont présenté moins d’irrégularités ; lespierres se sont écrasées plus également, et les plus dures ont exigé des pressions beaucoupmoins considérables que dans les anciennes expériences. C’est d’après les résultats qu’elles ontfournies que M. Rondelet a donné les tables n os 2 et 3, que l’on trouvera à la fin de cettenote (3). La table n° 4 contient les résultats des expériences plus récentes faites en Angleterrepar 31. Rcnnic (4). Les pierres soumises à la pression étaient de petits cubes d’environ 4 cen-timètres de côté. La table n 1 fi contient les résultats des expériences faites par 31. Rondeletsur les mortiers et le plâtre (fi). L’ensemble de ces recherches conduit à des indications géné-rales que nous allons exposer.
Les diverses qualités des pierres, telles que la dureté , la pesanteur spécifique, la couleurplus ou moins foncée, etc., ne peuvent pas faire juger exactement de leur résistance, que l’onne peut connaître dans chaque cas que par des expériences particulières. Les pierres dures,<pai souvent sont composées de parties plus ou moins liées entre elles, sont alors fragiles et sebrisent avec beaucoup de facilité; et même, parmi les pierres dures homogènes, celles que
(t) Traité de l’art de bâtir, tome 3, page 78.
(2) Ce rapport, qui n’est point constant, dépend nécessairement de la pression plus ou moins grande quel'on exercera sur le solide mis en expérience. 31. Rondelet, qui a cherché à le déterminer en chargeant suc-cessivement l’extrémité du levier ff de fiO, 80, 120,130 et 130 kilogrammes, l’a toujours trouvé, a très peude chose près, égal à -pj-j. Il est vraisemblable que ce rapport aurait varié si on eût employé des poids plusforts. 11 ne doit pas non plus être le même dans les divers états de la machine, qui peut être graissée aveeplus ou moins de soin, ou depuis un temps plus ou moins long. Ces considérations peuvent faire entrevoirquelque incertitude dans les résultats des expériences ; ce qui n’empêche point qu’elles ne fournissent auxconstructeurs des connaissances très précieuses.
(5) Art de bâtir, tome I, page 20S et suivantes.
(i) Philosophical Transactions , 1818; ou Annales de chimies et de physique, septembre 1818.
(d) Art de bâtir, tomej , pages 303 et 309.