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Tome premier.
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homogènes. Les expériences de M. Rondelet ont démontré que la pesanteur et la résistancespécifique étaient plus considérables au milieu de la pierre, et allaient en diminuant à mesureque l’on s’approchait de ses lits supérieurs et inférieurs. La table n° G contient quelques-unsdes résultats de ses expériences (1). Elles semblent indiquer que la résistance des solides, tirésdes diverses parties d’une même pierre, est assez exactement proportionnelle à la troisièmepuissance de leur pesanteur spécifique. 11 parait d’après cela qu’il est nécessaire, quand oncherche à évaluer la force d’une pierre , d’avoir égard à l’endroit de cette pierre où le cubequ’on met en expérience était placé, et de faire briser plusieurs cubes qu’on aura soin deprendre à diverses distances des deux lits de carrière.

On a dit ci-dessus qu’il paraissait résulter des anciennes expériences de M. Gauthcy que laforce de la pierre augmente dans un plus grand rapport que la surface de sa base; les résultatsrapportés par M. Rondelet (2) s’accordent en général avec cette assertion (voyez la table n° 7);mais comme on n’a pas fait d’expériences sur des surfaces dont les dimensions fussent un peuconsidérables, et différassent beaucoup entre elles, il ne parait pas qu’on puisse jusqu’à pré-sent juger exactement de la manière dont la résistance de la pierre augmente relativement àla surface de la base, et il est convenable dans les applications de supposer leur rapport cons-tant; ce qui d’ailleurs ne peut induire en aucune erreur dangereuse, parce qu’il parait quecette hypothèse est favorable à la résistance.

On connaît un peu plus positivement l’influence de la figure des bases sur la résistance dessolides de pierre. Les expériences qui ont été faites dans la vue de reconnaître cette influenceont démontré (voyez la table n° 8) que divers solides, dont les bases avaient des aires égales,résistaient d’autant mieux que leur figure approchait davantage du cercle, et en général que,pour des figures peu différentes entre elles, la résistance était à peu près en raison inverse dupérimètre.

Lorsque la base des solides reste la meme, la hauteur influe beaucoup sur leur force. Unepierre très mince se fend avec facilité. Si elle a la forme d’un cube elle porte un poids plusconsidérable ; mais si la hauteur augmente, la force qui d’abord augmentait aussi, finit pardiminuer. Si un prisme vertical est divisé en plusieurs parties dans le sens de la hauteur, ilrésistera moins que s’il était d'une seule pièce, surtout si ces parties ont plus d’épaisseur. Ona rapporté, dans la table n° 9, les résultats des expériences que M. Rondelet a faites pourreconnaître les effets qu’offre la résistance des pierres, quand on la considère sous ce pointde vue.

Nous ajouterons, en terminant cette note, que quelques expériences paraissent indiquerque la pierre placée en délit est susceptible d’une plus grande résistance que la pierre posée surscs lits de carrière. Mais plusieurs raisons s’opposent à ce que, dans les constructions, la pierresoit en général employée de cette manière.

(1) Traité de l’art de bâtir, tome 3, page S3 et suivantes.

(2) Traité de l’art de bâtir, tome 3, page 94 et suivantes.