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les parties d'un édifice puissent l’être, relativement à la force des pierres dont clics sont cons-truites, il ne parait pas qu’il soit prudent de passer les limites qu’ils offrent sous ce rapport.
La pression supportée par la clef des voûtes du pont de Neuilly est de 141,000 kilog. pour unmètre de longueur, ou de 217 kilogrammes pour 25 centimètres carrés, en supposant cettepression également répartie sur toute la hauteur du joint. Un cube de 5 centimètres en pierrede Saillancourt, dont ces voûtes sont construites, s’écrase sous une pression de 2,994 kilo-grammes; ainsi il parait que le poids porté est ici quatorze fois moins considérable que celuiqui est nécessaire pour écraser la pierre. Mais il faut observer qu’à raison du tassement qui s’estfait dans ces voûtes, la charge n’est point également distribuée sur toute la hauteur de la clef :l’effort principal se fait près de l’arète supérieure; et quoiqu’on ne puisse juger exactement dela portion du poids total qui est portée par les parties voisines de cette arrête, il est à présumer,à raison du grand surbaissement des voûtes, que ectte portion est très considérable, et que lepont de Neuilly est un édifice aussi hardi sous ce rapport que sous tous les autres.
Nous ajouterons ici, d’après M. Rondelet (1), l’indication des pressions exercées sur unesurface de 25 centimètres carrés dans les édifices qui sont regardés comme étant les plus hardis.
Piliers du dôme de St-Pierre de Rome.• . 409 kilogrammes.
Piliers du dôme de St.-Paul de Londres. 484
Piliers du dôme des Invalides.569
Piliers du dôme de Stc.-Geneviève.75G
Colonnes de St.-Paul, hors des murs, à Rome.494
Piliers de la tour de l’église de St-Méry.735
Les auteurs de l’article Bridge , dans l’Encyclopédie d’Edinburg, citent un pilier de la salledu chapitre, àElgin, dont la pierre supporte une charge de 488 kilogrammes par 25 centimètrescarrés. Ce pilier était en outre chargé autrefois d’un pesant comble couvert en plomb. Lapierre , qui est un grès rouge, résiste à cette pression depuis plusieurs siècles.
Les mêmes auteurs estiment la résistance de la pierre de 5,050 à 10,570 kilogrammes par25 centimètres carrés, et celle de la brique à 5,GG0 kilogrammes, et disent qu’on leur fait sup-porter dans les constructions au moins le sixième. Ils pensent que 610 kilogrammes par 25 cen-timètres carrés est une pression qui peut être admise avec sécurité pour les voussoirs d’unearche.
Nous pensons que cette pression serait trop considérable pour la plupart des pierres calcaires,et, en général, que l’on ne doit point faire porter aux pierres une charge qui dépasse ledixième de celle qui a écrasé de petits cubes dans les expériences. Cette charge serait mêmetrop grande si 1 on n était pas assure que la pression doit être également répartie sur toute lasurface des joints. Les voussoirs des arches, près de la clef et des points de rupture, sont expo-sés à des inégalités dans la répartition des efforts qu’ils supportent, et l’on verra plus loin com-ment on peut essayer d’apprécier l’influence de cette circonstance.
Les parties d un bloc de pierre comprises entre ses lits de carrière ne sont point exactement
(1) Traité de l’art de bâtir , tome 111, page 74.