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composée de cinquante-six cours de voussoirs, non compris la clef, les jointsse sont successivement ouverts à l’extrados, en raison de l’avancement de lapose des vousssoirs depuis i millimètre jusqu’à 5 et 7 millimètres, du onzièmeau trente-sixième cours. Des effets analogues ont été observés dans les autresponts.
Après la pose des clefs, ces effets, produits par la pesanteur des voussoirs, semanifestent d’une manière différente. Les cintres, qui d’abord avaient été chargésdans la partie inférieure, et dont le sommet tendait à remonter, sont maintenantchargés dans le milieu, et tendent, au contraire, à se soulever vers les reins.
On a vu aux arches du pont de Ncuilly les derniers joints qui s’étaient ouvertsà l’extrados se refermer alors, et, de chaque côté, de nouveaux joints s’ouvrirà l’intrados à partir de la clef, depuis \ millimètre jusqu’à 2 millimètres delargeur. Au pont de Nogent , la disjonction verticale qui s’était faite entre lesvoussoirs et les assises des culées a presque entièrement disparu, et les derniersjoints ouverts à l’extrados, dans la partie supérieure des voûtes, se sont aussiresserrés.
On avait tracé avant le décintrcment, sur les tètes de ce dernier pont, troislignes droites, l’une horizontale, placée au sommet de la voûte du dessus d’unvingt-huitième cours à l’autre , et les autres inclinés, tracées sur les reins depuisl'extrémité de la première ligne jusqu’au point où le joint du septième coursrencontre la tangente verticale aux naissances. La position des extrémités de ceslignes avait été rapportée à des points fixes, et l’on avait pour but de connaîtrepar des changements qui se manifesteraient dans leur position et dans leur forme,quel serait le jeu des voussoirs pendant le tassement.
La courbure de la ligne supérieure a indiqué un tassement vertical qui allaiten diminuant uniformément depuis son milieu jusqu’à ses extrémités. Quant auxdeux autres lignes , il s’est formé dans leur courbure un point d’inflexion à larencontre du joint des seixième et dix-septième cours, ce qui indiquait, outrele tassement vertical et le resserrement des joints dans les cours supérieurs,jusques et compris le dix-septième, un resserrement semblable dans les jointsde la partie inférieure qui se trouvait en outre reportée vers les culées.
Il est facile de conclure de ces observations qu’on peut répéter dans toutesles constructions du même genre, que la partie supérieure ne tend point à re-pousser les parties inférieures en glissant sur les joints de rupture, ainsi qu’onle supposait d’après Lahire, et par conséquent que les résultats des calculs faitsdaprès cette hypothèse ne peuvent être qu’erronés. Et, pour se faire une idée