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Tome premier.
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Ces mêmes expériences ont été répétées plus en grand par M. Boistard (1).Les voûtes qu’il a employées étaient construites avec beaucoup d’exactitude avecdes voussoirs de brique polis au grès, dont l'épaisseur et la hauteur de coupeétaient de 108 millimètres. Les voûtes avaient 2 m ,274 d’ouverture et 0 m ,22de longueur.

On a fait avec ces matériaux des voûtes en plein cintre, en anse de paniersurbaissée au tiers et au quart, en arc de cercle dont la flèche était le quart, lehuitième et le dix-septième de l’ouverture, et en plate-bande. Elles étaientconstruites sur un cintre de charpente , et leur rupture s’opérait en abaissant lecintre verticalement; et, lorsque cela était nécessaire, soit en chargeant convena-blement le sommet de voûte, soit en diminuant l’épaisseur ou le poids des culées.

Chacune des voûtes dont nous venons de parler a été soumise à trois épreuvesprincipales : dans la première, les voûtes étaient extradossées sur 108 milimètresd’épaisseur, et comme cette épaisseur n’était pas suflisante pour qu’elles pussentse soutenir par elles-mêmes quand on abaissait le cintre, un certain nombre desvoussoirs de la partie supérieure descendait verticalement avec lui et se trou-vait porté sur son sommet. Les deux parties inférieures de la voûte faisaientalors l’effet des deux arcs rampants, et sc partageaient en deux parties. Lesderniers joints de chaque partie s’ouvraient à l’intrados, près de l’extrémitésupérieure et près des naissances ; et la rupture tendait à se faire vers le milieu,où les voussoirs ne louchaient point le cintre et où les joints s’ouvraient à l’ex-trados.

Dans la seconde épreuve, où les voûtes étaient encore extradossées, on em-brassait de chaque côté un certain nombre de voussoirs de la partie inférieurepar une corde qui s’appuyait sur leur extrados, et qui était tendue par un poids.La pression que cette corde produisait sur les derniers voussoirs s’opposait à leurécartement, que les parties supérieures de la voûte tendaient à produire, et on aconstamment observé : 1° que si les poids qui produisaient la tension des deuxcordes n’étaient pas suffisants pour l’équilibre, la voûte se rompait en s'ouvrant àl’intrados près de la clef et près des naissances, où le dernier voussoir tendait àbasculer autour de son arête extérieure, et à l’extrados dans les reins ; 2° quedans le cas où le poids était suffisant pour maintenir l’équilibre, les mêmes jointss’ouvraient encore de la même manière en raison d’un tassement inévitable,mais que l'action des poids tendant à les faire resserrer, ils s’ouvraient et se

(1) Voyez l’ouvrage intitulé Recueil d'expériences et d'obsewalions fuites par M. Boistard.