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Tome premier.
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fermaient alternativement par une sorte de mouvement d’oscillation, dans lequelles parties de la voûte tournaient alternativement dans les deux sens, autour despoints d’appui que leur présentaient les arêtes des voussoirs consécutifs; 3° qu’en-lin, lorsque la tension de la corde était assez considérable pour que la pressionqu’elle exerçait sur les parties inférieures de la voûte fut capable de faire remon-ter les parties supérieures, les mêmes effets se manifestaient en sens contraire,c’est-à-dire que la voûte se rompait à la clef où elle s’ouvrait alors à l'extrados,aux reins où elle s’ouvrait à l’intrados, et aux naissances où le dernier voussoirtournait autour de son arête intérieure. Lorsque les voûtes étaient élevées sur despiédroits, les effets étaient absolument les mêmes , si ce n’est que les piédroitsfaisaient corps avec les parties inférieures de la voûte, qui, en se renversant,tendaient à tourner autour de l’arête extérieure de la base de ces piédroits, aulieu de tourner autour de celle du voussoir placé aux naissances.

Dans la troisième épreuve, on établissait des culées, et l’on remplissait lesreins de la voûte en maçonnerie arraséc au niveau du sommet, où celte voûteavait toujours 108 millimètres d’épaisseur. Lorsque la stabilité des culées étaitsuffisante pour résister à la poussée, la voûte conservait après le décintrcmentsaligure primitive. Lorsqu’on augmentait le poids de la partie supérieure, la voûtese rompait comme à l’ordinaire, et la position des joints de rupture dans les reinsétait déterminée par la valeur de la charge, par la manière dont elle était distri-buée sur le sommet de la voûte, et par la hauteur des piédroits sur lesquelscette voûte était quelquefois élevée. On a observé assez généralement que, quandles voûtes n’étaient point élevées sur des piédroits, la rupture tendait à se fairevers l’angle de 50 degrés du demi-cercle qui décrit le plein cintre, ou vers l’an-gle de dO degrés du petit arc, dans les anses de panier décrites avec trois arcs deeercle. Le point de rupture tend à remonter quand on augmente la hauteur despiédroits, et quand le sommet de la voûte est plus chargé.

Toutes ces expériences, que nous regrettons de ne pouvoir rapporter plus endétail, confirment entièrement les principes que nous avons établis sur la naturedes mouvements des voûtes (J). Il en résulte que, dans la recherche des condi-

(I) On trouve dans les Etudes relatives à l’art des constructions , publiées par 31. Bruyère,Inspecteur général des ponts et chaussées, premier recueil, les détails de quelques expériencesfaites vers l’année 1784, par 31. Lecreulx, à l’occasion de la construction du pont de Frouart.Elles conduisent aux mêmes résultats que celles qui ont été indiquées ci-dessus, et sont particu-lièrement remarquables en ce qu’elles mettent en évidence l’effet de la division de la masse desculées en plusieurs parties. Voyez sur ce sujet ce qui a été ajouté à la suite du chapitre.