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Tome premier.
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CHAPITRE

DES ABORDS DES PONTS.

§ I. DE LA DISPOSITION DES ABORDS DES PONTS.

On a donné, dans le chapitre précédent, d’après la théorie de M. Dubuat.l’équation de la courbe suivant laquelle on devrait tracer le plan des bergesd’une rivière, ou des murs de quai et des perrés dont elles peuvent être revêtues,pour que, lorsque le courant, resserré par une construction quelconque, passede son lit ordinaire dans un lit plus étroit, ces berges fussent le moins dégradéesqu’il est possible. Il n’est pas douteux qu'il ne fût très convenable de rectifiersuivant cette courbe les berges d’une rivière aux abords d’un pont. Mais ens’assujétissant rigoureusement à ce principe, on pourrait être souvent entraînédans des dépenses considérables, et comme on a soin quand on établit un pontde ne pas diminuer beaucoup le débouché naturel de la rivière, et que l’on prendd’ailleurs dans la construction toutes les précautions possibles pour prévenir lesaffouillements, il est vraisemblable que ces dépenses ne seraient pas compenséespar les avantages qu’elles auraient procurés.

Lorsque les ponts sont construits dans la campagne, et que le lit du fleuve ade la stabilité, on se contente ordinairement d’élever de chaque côté un murAB (PL XV , fig. 13 et 14) qui prend le nom de mur en aile. La partie BC estdestinée à raccorder la largeur du pont avec celle de la route qui est ordinaire-ment plus considérable, et on fait le plus souvent régner sur cette partie le pa-rapet dont le pont est couronné. La partie AC est destinée à soutenir les terresdes talus de la levée qui aboutit au pont ; le dessus du mur est terminé par leplan même du talus, qui est quelquefois revêtu de perrés sur une certainelongueur; son extrémité inférieure est coupée verticalement en A. afin qu’elleait dans cette partie la solidité convenable.