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L’angle que le plan des murs en aile doit faire avec l’axe du pont, ne peutêtre fixé en général : il dépend de la longueur qu’on veut donner à ces murs, etde la différence de la largeur du lit du lleuvc entre les deux culées du pont avecsa largeur naturelle.
Les figures lo et 16 delà PL XV représentent des abords où le mur en aileest dirigé perpendiculairement à l’axe du pont. Cette disposition n’est pas sansinconvénient : elle facilite moins que la précédente l’entrée de l’eau sous le pont,et elle ne peut guère convenir qu’au cas où les berges naturelles de la rivière neseraient point sujettes à être dégradées par le courant.
Lorsqu’un fleuve coule dans un terrain que le courant attaque avec facilité ,il est indispensable de fixer le lit de ce fleuve dans le lieu qu’on a choisi pourremplacement du pont. On y parvient en construisant aux abords des levéesqu'on revêt de perrés, si cela est nécessaire, et qu’on prolonge en aval et surtouten amont à la distance qu’on juge convenable. Ces levées forment des rivesfactices que le courant ne peut plus détruire, et entre lesquelles il est fomLdcse maintenir. Les abords du pont de Moulins, sur l’Ailier (fig. 17 cl 18), ont étédisposés de cette manière. AB est un pan coupé qui raccorde la largeur de laroule avec celle du pont ; BC est un mur en retour construit parallèlement àl’axe du pont:, DDD est le perré dont les rives du lleuve sont revêtues, et dontle pied est garanti des affouillements par deux files de pieux entre lesquels ona jeté des moellons pour former un enrochement ; EEE est le perré qui garantitles talus de la levée qui aboutit au pont. Cette levée est plus élevée que lesberges de la rivière, parce qu’elle doit être au-dessus des plus hautes inonda-tions. tandis que ces berges peuvent, ’sans beaucoup d’inconvénients, êtrecouvertes d’eau dans les grandes crues.
Quand les ponts sont construits dans l'intérieur des villes, leurs abordsdiffèrent peu de ceux du pont de Moulins, si les rives sont seulement recouvertespar des perrés. Mais alors les berges de la rivière sont ordinairement élevées,comme la route même qui aboutit au pont. au-dessus des inondations ; la diffé-rence de hauteur entre cette berge et la route disparaît : les perrés EE sontsupprimés, et les perrés DDD sont prolongés jusqu’au point C , et couvrentle talus des quatre levées latérales dont le pont est accompagné. Celte der-nière disposition a été adoptée pour les abords du pont d’Austerlitz, à Paris .
Dans l’intérieur des villes, les ponts sont le plus souvent précédés et suivispar des nmrs de quai. L’angle formé à la rencontre du mur et des tètes du pontprésente un obstacle au mouvement des voitures, et on est souvent obligé de