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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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DE L’HORLOGERIE.

régulièrement qu’une montre à échappement à repos. Ce fait est positif; mais c’est unfait isolé auquel nous n’attachons aucune importance. Les lecteurs attentifs ne se serontpas mépris sur notre intention, qui n’a pas été de préconiser les montres à échappe-ment à verge : nous avons dit seulement, et nous le répétons volontiers, que ces sortesde montres, si elles étaient faites suivant les modifications que nous avons mention-nées, seraient susceptibles de rendre encore des services à l’Horlogerie. Nous aurionsdû ajouter, pour que personne ne pût mal interpréter notre pensée, que nous voulionsparler de l’Horlogerie commune, et non pas de l’Horlogerie de précision.

ARTICLE IV.

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DES HORLOGES MARINES. — TRAVAUX DE HARISSON.

ean Harisson, dès l’année 1726, était parvenu à corriger la dilatation desverges des pendules, de telle sorte qu’une Horloge qu’il fit en 1727 nevariait pas d’une seconde en un mois. Vers le même temps, il fit une Hor-loge destinée à éprouver le mouvement des vaisseaux, et elle supporta cetteépreuve sans perdre de sa régularité.

En 1735, Halley, Bradley, Machin, Graham et Schmit, étonnés dutalent et des succès de Harisson, attestèrent, dans un écrit signé d’eux,qu’il avait découvert et exécuté, avec beaucoup de peine et de dépenses,une machine pour mesurer le temps en mer, sur des principes quiparaissaient promettre une précision très-suffisante pour trouver la lon-gitude: en conséquence, ils estiment que Harisson a mérité le plus grandencouragement de la part du public, et qu’il importe de faire l’épreuve desdifférentes inventions par lesquelles il est parvenu à prévenir les irrégu-larités qui proviennent naturellement des différents degrés de températureet du mouvement des vaisseaux.

Tfi Au mois de mai 1736, l’Horloge de Harisson fut mise à bord d’unvaisseau de guerre qui allait à Lisbonne ; le capitaine Roger Wills attestapar écrit qu’à son retour Harisson avait corrigé, à l’entrée de la Manche,une erreur d’environ un degré et demi qui s’était glissée dans l’estime duvaisseau, quoiqu’on cinglât directement vers le Nord. Ce fut alors que Haris-son crut pouvoir s’adresser aux commissaires des longitudes. Muni des cer-tificats convenables de ses premiers succès, il exposa les moyens qu’il avaitde simplifier encore et de réduire le volume de son Horloge. Il fut accueillifavorablement, et reçut, en 1737, des secours propres à le mettre en état de

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