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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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DE L’HORLOGERIE. 257

cloché. Les axes des roues doivent être aussi petits que le permet le poids qu’ils ont àsupporter, parce que la diminution des surfaces en contact diminue le frottement.

D’après Coulomb, qui fit des expériences sur une grande échelle et en qui on peutavoir pleine confiance, le frottement de cylindres de gaiac de deux pouces de diamè-tre, et chargés de 1,000 livres, était de 18 livres ou presque ~ du poids ou de la forcede pression. Dans des cylindres d’orme, le Iroltement fut plus grand de et fut àpeine diminué par l’interposition du suif. Une suite d’expériences sur les axes despoulies donna les résultats suivants : quand un axe de fer tourne dans un coussinet decuivre jaune, le frottement est de j de la pression; mais quand ce coussinet étaitgraissé avec du suif, le frottement n’était plus que de avec la graisse de porcavec de l’huile d’olive j. Un axe de chêne vert, tournant sur du gaiac, donnait un frot-tement de ^ quand on interposait du suif; si on faisait disparaître celui-ci de manièrequ’il n’en restât plus que pour couvrir la surface, le frottement allait à Quand lecoussinet était en orme, le frottement était dans des circonstances semblables de etde ~ : ceci était le minimum. Avec un axe en buis et des coussinets en gaiac, il étaitde ~ et de ; si, enfin, l’axe était de fer et les coussinets d’orme, il était de ^ de laforce de pression.

La somme des frottements dont nous venons de parler ne s’applique qu’aux machinesqui sont faites sur de bons principes; la perte de la puissance qui est occasionnée parun travail grossier est incalculable, et, comme la mauvaise exécution peut resterinaperçue, on ne doit pas se livrer à un calcul conjectural lorsqu’on peut évaluer laperte réelle de la puissance par expérience.

AUTRES REMARQUES SUR LE FROTTEMENT DES PI VOIS.

On peut diminuer le frottement en rendant les pivots des roues qui se meuvent avecvitesse le plus petits qu’il soit possible;

En ne donnant à ces roues que la pesanteur relative à l’effort qu’elles ont à vaincre;

En faisant les pivots durs et leurs surfaces bien polies; et en ayant toujours le soinde les faire rouler dans du cuivre épuré et bien écroui, ou mieux dans des pierresfines, surtout pour les pivots des pièces qui constituent l’échappement.

Le frottement reste assez constamment le même toutes les fois que l’huile est égale-ment fluide ou mobile; mais, si l’huile s’épaissit, les pivots éprouvent une plus granderésistance : ce qui diminue la force que la roue ou le balancier a pour se mouvoir.

H est très-essentiel de disposer les trous des pivots de manière que l’huile s’y con-serve longtemps en certaine quantité, et que les pivots, dans leurs mouvements derotation, ne s’usent pas; il est donc important de faire choix de bonne huile et de larenouveler assez souvent pour qu’elle n’ait pas le temps de s’épaissir, et par là, d’arrê-ter la montre ou de la faire varier.

Si un balancier ou une roue est trop pesante, pour que le frottement des pivotsn’augmente pas en raison du poids, il finit que les pivots portent sur un plus grand