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Tome I.
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VIII
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viij INTRODUCTION.

le long des cotes, sont encore augmentés par les nombreuxarméniens de l’ennemi, auxquels les bâtimens marchandsne peuvent pas toujours échapper. D’un autre coté, lestransports par terre sont coûteux : ils enlèvent un grandnombre d’hommes et de chevaux à l’agriculture et auxarmées , détériorent les routes , et absorbent des sommesimmenses. Les marchandises d’un volume considérable sevoiturent avec difficulté ; et les approvisionnemens desports et des frontières nécessitent de prodigieuses dépenses.

La navigation des rivières remédierait à la plupart deces inconvéniens, si l’état physique de ces canaux, dont lanature a si bien ménagé les directions et les pentes, n’étaitextrêmement négligé. Des îles et des bas-fonds embar-rassent le cours des rivières; des sables et des terres amon-celées forment des obstacles à leur embouchure. Les che-mins tracés pour le halage disparaissent, et les inonda-tions , comme les eaux trop basses, enchaînent égalementla navigation. La mer a ses contrariétés, ses dangersmême ; les atterrages des cotes ne sont pas toujours surs;et l’inconstance des élémens a fait échouer plus d’une foisl’entreprise la mieux concertée.

Les Canaux artificiels font disparaître une partie deces inconvéniens. Des eaux courantes, des eaux de sourcerassemblées dans les points les plus élevés d’un pays, four-nissent , par des manoeuvres aussi sûres que promptes etcommodes, à toutes les circonstances d’une navigation arti-ficielle; d’autres eaux dérivées dans les parties inférieures,concourent au même but. On évite, par le moyen desCanaux , les barres qui se forment aux embouchures desrivières. Les produits de la terre et de l’industrie circu-lent avec plus de facilité, portent l’abondance et l’activité