X INTRODUCTION.
communication des deux mers avait existé du Nil à la merRouge , par un Canal dérivé de la branche Pélusiaque àBubaste, et conduit à travers l’Wady-Tom-Lâât : lesnombreux témoignages de Phistoire confirment que, sousles Califes, ce Canal avait été navigable pendant plus d’unsiècle.
Lorsque le relief d’un pays n’a point rendu praticablesles Canaux de dérivation ou d’épuisement, comme ceuxque l’on voit en Hollande, et en général, dans les con-trées basses et voisines de la mer ; alors on a imaginé dejoindre deux golfes opposés, en combinant les cours desrivières avec les pentes du terrain. Parmi les communica-tions de cette espèce , que nous avons principalement envue, le Canal du Midi nous offrira l’exemple le plus ins-tructif.
Les presqu’îles peuvent être considérées dans ce cas-ci,comme des isthmes d’iine très-grande longueur ; et l’objetde la communication d’une côte à l’autre, est absolument leJtième que celui des isthmes. Il s’agit, en général, d’abré-ger une longue navigation, ou des chemins trop considé-rables, et de vivifier les provinces intérieures, en leur pro-curant de nombreux débouchés.
Les montagnes , les rivières et les mers, qui formentpresque par-tout les limites et la défense naturelle des peu-ples, leur donnent néanmoins la facilité d’établir entre euxles communications intérieures dont nous venons de par-ler , et de créer ce système général de navigation, qui rap-proche non-seulement les provinces les plus éloignées d’unmême Etat, mais encore des pays divers. On en saisira faci-lement l’ensemble sur une carte , en faisant attention à laposition des mers Méditerranées entre elles, ou par rapport