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Tome I.
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XI
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INTRODUCTION. xj

à l’Océan, en examinant les cours des grandes rivières, etsur-tout ces plateaux et ces crêtes de montagnes qui sontautant de points de partage. Les sources des rivières qui yprennent leur origine, ne sont pas bien éloignées les unesdes autres, et vont ensuite porter le tribut de leurs eaux àdes mers opposées, ou à des fleuves qui se rendent à cesmers.

Le terrain que parcourt une rivière, diminue d’inclinai-son à mesure que les eaux s’éloignent de leur source. Lesrécipiens coulent dans la plus grande partie de leur cours,entre deux chaînes principales, et les affluens , entre deuxcontre-forts. Au sortir des montagnes, quelques rivièresrestent encaissées , et leurs bords sont un peu élevés ;d’autres se divisent en plusieurs bras jusqu’à leur embou-chure , sur un sol presque de niveau, et l’étendue qu’ellesoccupent est très-considérable. En Italie , on a contenuentre des digues la plus grande partie de ces eaux : lesplaines traversées par les digues, sont un terrain d’alluviond’une formation récente. Dans le nord de l’Italie , la lignede l’origine des digues passe à Guastalla, Mantoue , Véronne ;elle devrait remonter vers les Alpes Noriques et Juliennes,parce que ces montagnes se terminent par des versans brus-ques et rapides; on ne verrait point alors le Tagliamento s’étendre en largeur, sur un espace d’environ 2900 mètres,après son entrée dans la plaine , tandis qu’il n’a que100 mètres de largeur entre ses digues.

On peut réduire les Canaux à quatre espèces qui setrouvent déterminées par la forme ou la nature des terrainsdont nous venons de parler.

En remontant de la mer vers la crête des montagnes, ontrouve d’abord les Canaux destinés ci porter à la, mer les