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Tome I.
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XVIII
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xviij INTRODUCTION.

Je Lombardie s’attacher à construire des Canaux de navi-gation et d’irrigation, et répandre, par ce moyen, l’aisanceet la prospérité dans des lieux jusqu’alors privés d’unecirculation indispensable. Il était difficile qu’on pût for-mer un système de navigation, dans un pays où l’on étaitobligé de traverser une multitude d’Etats : aussi l’on pré-féra, dans la suite, l’avantage de l’irrigation des terres àcelui du commerce ; et la communication avec la mer cessabientôt d’exister. Les plus célèbres mathématiciens d’Italie ne dédaignèrent point de s’occuper de ces divers objets. Ilsfurent souvent pris pour arbitres dans les contestationsqui s’élevaient, au sujet des eaux, entre les souverains decette contrée ; et ils tirèrent, de leurs observations et deleurs expériences , des règles qui servirent à élever l’édi—lice de la science, après l’avoir, en quelque sorte , établisur une base solide.

Nous ne devons pas disconvenir néanmoins que si, par ladiversion des rivières d’Italie , on a pu livrer à la culture desplaines immenses qui étaient souvent inondées, la rectifi-cation du cours de ces rivières , en amenant l’exhausse-ment du fond de leur lit, et par conséquent l’élévation deleurs eaux, n’ait entraîné des inconvéniens majeurs : aussivoyons-nous à présent les rivières diguées d’Italie suspen-dues au-dessus des plaines latérales, comme les eaux de lamer le sont sur les côtes de Hollande, et les unes et les autresinspirer les craintes les plus alarmantes sur la conservationde ces pays, menacés à chaque crue ou à chaque grandemarée, d’être submergés.

Aux beaux jours de l’Italie , l’architecture hydrau-lique, comme les autres arts, prit un accroissement rapide.Les écluses à doubles portes, d’abord employées sur les