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Tome I.
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XVII
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INTRODUCTION. xvij

se sont formé , comme le Nil , un lit dans leurs propresalluvions; et l’on a vu s’élever insensiblement, à l’embou-chure du Pô, les belles et fertiles plaines de la Mesola ,comme les dépôts de l’Arno ont produit la Val-di-Chiana.Les terres basses et voisines de la mer, doivent leur ori-gine aux memes causes ; c’est ce que Guglielmini a si bienexprimé , en disant que dans les vallées, les terres , dontnous venons de parler, sontfilles des allumions des rivières.

Mais les troubles que charrient les rivières, faisant naîtredes atterrissemens dans les réservoirs où elles se rendent,les "Vénitiens, aux seizième et dix-septième siècles, détour-nèrent avec grand soin de leurs lagunes, la Rrenta, laPiave, la Livenza, et d’autres torrens dont les alluvionstendaient à les combler. C’est à l’occasion de ces travauximportans,qu’est née la théorie des ensablemens de la Médi-terranée. Dans des temps bien antérieurs, les Etrusques , encreusant la célèbre fosse Philistine (1), procurèrent le dessè-chement des marais qui avoisinaient le Bas-Pô. Les Gau-lois , devenus maîtres de l’Italie , et ne connaissant de laguerre que ses désordres, laissèrent revenir les choses dansleur premier état. Les Romains, après avoir chassé lesGaulois, rétablirent les anciens Canaux, et en creusèrentde nouveaux. L’Italie , dévastée sur la lin du quatrièmesiècle, tomba dans la nuit de la barbarie. Ces ténèbres sedissipèrent dans le onzième siècle 5 on vit pour lors les villes

(x) Le Mincio elle Tartaro réunis, portaient, le nom de Fosse Philistine ;ces rivières traversaient anciennement, les Valli d'Ostiglia, et arrivaient à lamer à l’endroit où l’Adige débouche maintenant. Du temps des Romains , leMincio fut rejeté dans le Pô par Q. Curius Ostilius, fondateur d'Ostiglia.

Berlazzolo, Discorso sopra ilnuoço Sostegno di Governolo ; Hlantova,1609, page 5i, ed, 55.

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