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HISTOIRE
qu’il n’avait point été sur les lieux et qu’il n’y avait faitaucune visite. Pour celle , ajoute-t-il, qu’on dit avoir été faitedepuis peu avec le chevalier de Clerville , quoique je ne sachepas quel est son sentiment, je ne crois point quon s’y arrêtebeaucoup, puisque lui-même ne s 3 est pas beaucoup anétè surles lieux pour cela , et que ce n’est point une affaire à faite encourant. Un mois , cinq semâmes , quand il les y auraitemployées ( ce quil n’a pas fait), ne sont point suffi.santés pours’en acquitter comme il faut. Ainsi je ne compte pour rien cequ’a fait en passant le sieur de Clerville, à moins que de savoirde quelles personnes il s’est servi pour opérer, et de quels ins-triimens ; car pour lui il n’y était que comme spectateur et nonpas acteur.
Voici cle quelle manière l’inventeur du Canal du Midi ,l’homme dont s’était servi le chevalier de Clerville, rend comptelui-même de ses premiers essais , de ses premières tentatives,de ses rapports avec le chevalier de Clerville , des difficultésqu’il eut à surmonter , de l’habileté qu’il mit à vaincre lesobstacles de la nature , et ceux plus grands encore que luiopposaient l’intrigue et les prétentions : nous rapportons fidè-lement et en entier cette pièce intéressante qui porte en elle-même, par la manière dont elle est écrite, le cachet de l’authen-ticité (1).
« Plusieurs raisons d’intérêt m’ayant éloigné de Paris pour» me fixer en Languedoc auprès de M. de Riquet, j’eus occa-•» sion de lui parler d’un projet de Canal de communication» des mers pour cette province, que j’avais à peine ébauché. Cet