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HISTOIREattaquant les murs de barrage à l’endroit des perdans , on arri-verait à leur origine, et l’on parviendrait à les arrêter; mais leseaux se dévient d’une manière irrégulière, et l’on est souventobligé de faire de grandes excavations dans la maçonnerie,pour tâcher d’arriver à la source des perdans sans pouvoir yparvenir.
D’après cette considération , que l’eau dépose à'la ren-contre de tout obstacle, on a cherché à suppléer à cette inatten-tion d’une manière assez ingénieuse, en jetant au-devant duparement intérieur 280 myriagrammes de chaux éteinte quel’eau a délayée, qu’elle a ensuite entraînée , déposée dans lesinterstices de la maçonnerie , et conduite jusqu’à la surface duparement extérieur, où cette chaux a formé, en s’emparant du gazacide carbonique de l’atmosphère, une légère couche de pierrecalcaire revivifiée. Le grand mur du bassin de Lampy , ainsitapissé d’une matière très-blanche , offre dans ce vallon agresteun coup-d’œil assez piquant. Après un certain nombre d’opéra-tions de ce genre, les filtrations ne se sont plus guère manifes-tées au-dehors; ce qui a dù annoncer que les interstices étaientà-peu-près remplis. Néanmoins il existe encore des perdans , etils s’annoncent à tous les points où la couche de pierre calcairerevivifiée se boursouffle.
Le réservoir de Lampy contient, d’après plusieurs jaugeagesappr-oximatifs , environ 2 , 665 ,000 mètres cubes d’eau; ladépense du Canal de Narbonne à laquelle il fournit pendant lasécheresse au défaut des prises intermédiaires, n’est pas assezconsidérable pour l’épuiser entièrement ; l’excédent de ses eauxcoule au profit du grand Canal.
Je dois observer que les eaux du réservoir étant à 160 déci-mètres de hauteur , s’échappaient par un abaissement de la