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écluses simples, par une écluse double à Salelles , et près de larivière, par une écluse simple à laquelle sont accolés les épan-clioirs du Canal d’atterrissement de l’étang de Capestang.
Avant la construction du Canal de Narbonne, on appelaitPort du Gcdllousty, une partie de la rive gauche de la rivièred’Aude , en amont de la chaussée de dérivation deMoussoulens,où les barques de Narbonne , après avoir remonté la Robineet traversé la rivière, allaient déjmser les sels fabriqués sur lesbords des étangs , à Sijean et à Peyriac, pour être de-là trans-portés , par voiture , au Somail : le nom de Gaillousty a étédonné aux épanchoirs et à l’écluse qui leur est accolée.
Il y a 194 mètres depuis les épanchoirs jusqu’à la rivièred’Aude . Cette distance est occupée par une retenue contour-née en arc de cercle, appelée ictenue d’Aude , ou courbe duGcdllousty.
Il est aisé de juger que la courbe du Gaillousty n’a été nulle-ment faite dans l’intention de procurer au Canal de Narbonneun débouché facile, puisque, par cette disposition, elle estsujette aux envasemens. Il faudrait, pour remédier à cet incon-vénient majeur, que la courbure fut tournée en sens contraire;mais alors on devrait renoncer à l’atterrissement de l’étang deCapestang , et opérer son dessèchement; ce qui est impossible ,comme nous le verrons dans le chapitre vii.
Le seul moyen, dans l’état actuel des choses, de ne pas con-trarier l’atterrissement de l’étang de Capestang , et néanmoinsde communiquer, avec facilité, du Canal de Narbonne à laRobine, serait de franchir la rivière d’Aude par un aqueduc ;mais ce projet 11e semble point praticable. En effet, pour quecet aqueduc eût une hauteur suffisante , il faudrait soutenirtoute la retenue du Gaillousty, qui a 116g mètres de longueur,dans un remblai qui dominerait le niveau de la plaine de cinq