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temps où l’on a à craindre les glaces, et plus encore les cruessuccessives de l’Aude , qui peuvent détruire dans moins d’unjour, le travail de plusieurs semaines, et forcer à suspendrela navigation, momentanément ou même pendant plusieursmois.
La nécessité d’activer la navigation, pour satisfaire aux besoinspressans de l’armée des Pj’rénées orientales, a suggéré l’idée deprofiter des eaux surabondantes de la grande retenue, et des eauxsuperflues que la Cesse pouvait lui fournir, pour les dériver dansle Canal de Narbonne, et les employer à faire des chasses dans lacourbe du Gaillousty. On a , par ce procédé dont on s’était déjàservi , réduit à très-peu de jours la suspension de la naviga-tion ; et le passage de la courbe s’est effectué sans interruptiondans des temps où le Libron, d’une part, et le Fresquel , del’autre, barraient successivement, ou même simultanément,le Canal du Midi . Dans le cas de l’ensablement du Libron , oudes désordres de l’Or b , le débouché par l’Aude, Narbonne et la Nouvelle , a maintenu l’activité des opérations du com-merce.
Il arrive quelquefois , par exemple , que le passage obstruépar les pluies d’automne , étant rétabli de suite , il se conservetout l’hiver ; car les chasses faites après la crue du 2.5 vendé-miaire an xi, qui ensabla la courbe, en ramenant l’abondancedes eaux, y maintenaient encore un fond suffisant les derniersjours de pluviôse.
Il est juste d’observer ici, qu’on tâche de n’employer pourles chasses, que les eaux que la grande retenue peut donnerau-delà de ses besoins. Les filtrations une fois arrêtées, le Canaldu Midi pourrait n’avoir plus à fournir à celui de Narbonne que pour le besoin unique du passage des barques. Il a étéreconnu , d’après l’examen du terrain et par les nivellemens,