les eaux de 16 centimètres , auraient été adossées aux piédroits,pour les appuyer contre la poussée des terres. Les piédroitsauraient dépassé de 98 centimètres la hauteur des banquettes;il y aurait eu 3 y décimètres de jeu entre le Canal et la clef dela voûte.
Dans un des murs de face, on aurait laissé une rigole ferméed’une vanne, pour alimenter dans les temps de disette, la partiebasse du Canal ; l’enfoncement de cette partie aurait permisd’établir, par la suite, un moulin sur la rigole.
La démolition de la chaussée du Pont-Rouge , et la destruc-tion totale des anciens ouvrages situés entre ce pont et l’épe-ron de Villeneuve, en rendant inutiles beaucoup d’emplois ,auraient diminué les dépenses annuelles du Canal de plus de3 o,ooo liv.
Les jours qu’on aurait employés à la confection de la grandevoûte , du nouveau Canal, et des quatre digues, n’auraient pasété perdus pour la navigation ; le reste des travaux aurait exigépeu de temps. Quant aux frais de l’entreprise, ils se seraientélevés, suivant Ribard, à la somme de 499,318 livres : cet ingé-nieur Içs a calculés d’après un grand nombre de sondes. Il estbon d’observer que ce projet date de l’année 1756.
Un autre projet, relatif à la rivière d’Orb, fut ébauché en1780 : la commune de Béziei’s ayant fait aux Etats de Lan-guedoc les mêmes réclamations qu’en 1739 ,Garipuy , ingénieuren chef, fut chargé d’examiner s’il n’y aurait pas quelquemoyen simple de préserver le pont de Béziers d’une ruine pro-chaine , sans nuire à la navigation. Cet ingénieur opina pourla reconstruction du pont, et mourut avant d’avoir terminéson travail : il voulait imiter le célèbre monument des Romainssur le Gard , et accoler à un pont-aqueduc, pour les eaux duCanal, un pont qui servît aux voitures. La réunion de ces