Band 
Tome I.
Seite
145
JPEG-Download
 

DU CANAL DU MIDI .

1 4 ;>

ordinaires du Canal, leurs lignes sont convergentes, étant éloi-gnées entr’elles en amont de 65 décimètres, et de 62 en aval.On a pratiqué dans leur longueur, une feuillure de 32 centi-mètres de hauteur sur autant de largeur. On amenait dans cetespace un radeau , dont les bordages s’encastraient dans lesfeuillures, qui s’opposaient à son balancement et à son immer-sion ; tandis que le rapprochement des murs l’empêchait deglisser le long des parois. On relevait alors deux tabliers à char-nières , placés sur l’avant et l’arrière, et qui s’appuyant contreles murs d’épaulement, élevés au niveau des plus hautes eauxdu Libron , formaient ainsi les parois du nouveau lit offert autorrent. Cependant, malgré la précaution qu’on avait de recou-vrir par des relèvemens mobiles et à charnières , les joints desbordages et du mur, dans les feuillures , il s’y établissait unefiltration assez forte , par où les troubles du torrent pénétraientdans le Canal. Ils y formaient des dépôts , à la vérité , moinsconsidérables, mais qui renouvelaient la nécessité du curageavant le rétablissement de la navigation ; ce qui faisait sentirque, quelqu’utile et quelqu’ingénieux que fût le moyen employé,on n’en obtenait pas un plein effet.

La question se trouvait’réduite à diminuer la hauteur destroubles sous le radeau. Il fallait, pour cela, rapprocher la sur-face inférieure du radeau du fond du Canal. Mais comme ilétait nécessaii'e de conserver un plan au-dessus de l’eau pourservir de lit au torrent, on ne pouvait remplir ces deux objetsqu’en se servant d’une barque pontée. Celle qui existe aujour-d’hui sous le nom de radeau de Libron , qui devrait s’appeler■ponton-aqueduc , et dont la construction date de 1776, ne diffèreessentiellement du radeau primitif que par sa carène. Deuxhommes la manœuvrent de la même manière , mais avec plusde difficulté. Lorsqu’elle est ari'ivée dans le bassin, on la fait

19