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échouer par le moyen de soupapes établies dans son fond. Sesbordagcs, comme ceux du radeau, s’appuyant sur les feuillureslatérales, soutiennent ainsi la barque à un peu plus de 65 cen-timètres au-dessus du fond du Canal, hauteur à laquelle lestroubles peuvent seulement parvenir, ce qui n’est pas dansle cas de nuire à la navigation. L’interruption du passage n’alieu que pendant que le torrent s’écoule ; ce retard ne dure quequelques heures, et rarement a-t-il lieu pendant un jour oudeux.
Pour retirer la barque, on ferme les soupapes ; on la metensuite à flot, en épuisant avec une vis d’Arcliimède les eauxdont elle était remplie, et on la remise dans une espèce de gare,pratiquée dans le franc-bord du Canal.
Le chemin de hallage passe sur un pont cle trois arches ,porté par un radier arrasé à la hauteur du mur qui croisele torrent. Ses eaux coulent sous ces arches et sur ce radier,glissent sur le pont de la barque, franchissent ainsi le Canal,et se précipitent du côté opposé , où elles retombent dans leurlit sur un autre radier construit en retraite, et réglé de pentesur environ dix mètres de longueur, pour empêcher les affouille-mens que cette chute pourrait occasionner.
On a prévu le cas où les eaux du Canal regonflées, tendraientà s’élever au-dessus du radeau , et on a pratiqué dans lesmurs d’épaulement d’amont et d’aval, des épanchoirs destinésà l’écoulement de ces eaux surabondantes. On a également eusoin de ménager, dans ces mêmes murs d’épaulement, desfeuillures verticales, destinées à recevoir des plateaux pourformer , au besoin, des batardeaux, et mettre à sec les ouvragesdu Libron.
Mais on n’attend pas toujours , pour retirer la barque , quele torrent soit rentré dans son état ordinaire. Pressé par les