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était très-resserré; il avait tout au plus 3g décimètres à sa base.Lorsqu’on eut trouvé le moyen de remédier aux désordres dece torrent, on redressa son lit sur une assez grande étendue jus-qu’à la mer, on augmenta sa largeur , et on le contint dans sescrues , d’un côté par la digue de Coussergues , et de l’autre, parcelle de Preignes.
La digue de Preignes, étant moins forte que celle de Cous-sergues , se rompait quelquefois, et donnait passage aux eauxqui, de-là se dirigeant vers les francs-bords du Canal, entrel’ouvrage du Libron et Roucaute, les submergeaient, et enjetaient les ruines dans le Canal. On a prévenu, depuis, cetinconvénient, en augmentant la hauteur et l’épaisseur de ladigue, côté de Roucaute , au moyen des terres provenant ducurage du Canal.
Le lit du Libron au-dessus du pont, après la jonction du ruis-seau de la Martelière, fut ouvert de dix mètres à sa base; lesbords reçurent un talus d’un et demi sur un , et les banquettesau pied des digues, 8 mètres de largeur chacune.
La pente du Libron , en remontant , est de 1 5 déci-milli-mètres par mètre.
La base du Libron, depuis le pont jusqu’à la mer, est de12 mètres ; les talus et les banquettes ont les mêmes dimen-sions que ceux de la partie en amont du port.
C’est M. Treilhe pèi'e, contrôleur des travaux et du bureaud’Agde, et passé dans le même emploi au bureau de la Garonne à Toulouse , qui , le premier, a indiqué le moyen de sauverle Canal des comblemens du Libron. Il avait vu souventles effets des crues de ce torrent : et après avoir médité sonprojet, il proposa de faire une barque de la largeur du Canal,sur laquelle il plaçait deux portes d’écluse, pour contenir letorrent, et le faire passer pai’- dessus le Canal avec ses sables ,