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Dans les temps calmes, les eaux des marais et des étangs, quicommuniquent entre eux et avec la mer, se tiennent à sonniveau.
Quoique la Méditerranée n’ait presque point de flux etreflux, les vents tenant du sud, élèvent sa surface de plusd’un mètre sur les côtes de Languedoc ; la mer s’introduit parconséquent dans les étangs et les marais , et refoule leurseaux sur les terres cultivées. Le même phénomène s’observe ,durant trois mois , vers le solstice d’été, sur les côtes d’Egypte .Pendant que la crue du Nil amène un volume d’eau considé-rable , les vents de nord-ouest battent en côte ; et ces deuxcirconstances réunies produisent l’intumescence des lagunes,qui couvrent une grande partie du sol récent de la Basse-Egypte .
Les plages s’atterrissent et s’étendent au fond des anses dansles directions des vallées, et au débouché des rivières, par lesdépôts qu’amènent ces grands cours d’eau. On estime que l’agran-dissement annuel de la côte du golfe de Lion, est d’environ deuxmètres. Cette remarque est fondée sur les témoignages de l’his-toire et sur des observations récentes. Ce fut au port de Crosetteque Louis ix s’embarqua pour la Palestine : mais il est aisé dereconnaître, qu’il s’est formé depuis cette époque, une nouvelleplage distante de celle du temps de S. Louis, de quatre à cinqmille mètres ; et cette nouvelle plage a une lisière de dunescomme l’ancienne.
Suivant les mesures prises à l’embouchure de l’Hérault parl’ingénieur Groignard, la batterie qui fut établie en 1746 , à3 o mètres du bord de la mer, en était éloignée de 120 en 1783;et la redoute ronde située dans le voisinage, qui n’était distantedu littoral que de 200 mètres en iGog, époque de sa construc-tion , se trouvait pour lors à 55 o mètres de la ligne des eaux.
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