HISTOIRE
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Les atterrissemens qui se trouvent au-devant des lagunes,doivent en partie leur existence aux mêmes causes, quoi qu’iln’y ait aucun grand cours d’eau dans le voisinage tierces lagunes.La mer recèle dans son sein , une portion des matières de cesatterrissemens; mais le reste lui est rapporté par les fleuves. Quel’on examine effectivement la quantité de grandes rivières quidébouchent dans le golfe de Lion ; qu’on fasse attention aunombre et à la durée de leurs crues; et l’on jugera que si, avantde tomber au fond de la mer, les troubles que charrient lesrivières, sont déviés de leur direction par l’impulsion d’un mou-vement qui lui soit oblique, les dépôts s’avanceront le long dela plage, latéralement à cette direction. Or il existe sur les côtesdu golfe de Lion deux causes qui agissent dans le même sens,pour produire une semblable impulsion ; savoir , le courantlittoral, et le vent d’est, dont l’effet augmente l’intensité de cecourant, et de plus, soulève, dans les tempêtes, les sables dufond de la mer, jusqu’à plus de huit mètres de profondeur ; cequi fait que les dépôts sont repris de nouveau, et livrés aucourant littoral , puis sont abandonnés dans les sinuositésqu’il embrasse. Nous dirons tout-à-l’heure de quelle manièreon a reconnu l’existence, la direction , et les effets du cou-rant littoral. La grande quantité de dépôts que fournissent lesrivières , est assez démontrée , pour que nous ne cherchionspoint à la prouver par des considérations nouvelles.
Les plages dans le prolongement des vallées, et celles quiséparent les lagunes de la mer, sont couvertes, en quelquesendroits, de dunes produites par l’action des vents dans les tempsde basses eaux. Un fait vient à l’appui de ce que nous avan-çons. En Egypte , où les plages correspondantes au Delta actuel,sont évidemment le produit des alluvions du fleuve, toute lacôte comprise entre la branche de Damiette et le lac Bourlos ,