époques , en partant de l’année 1668 , où l’on abandonnatout-à-fait le port de Richelieu. Durant la première période,que nous arrêterons à 17 o 3 , l’entretien du grau fut uniquementà la charge des diocèses d’Agde et de Béziers. Les États de Lan-guedoc , vo} r ant la province surchargée par les dépenses exces-sives du môle de Brescou , se prêtèrent à regret aux besoins deces diocèses , et les secondèrent assez faiblement. Malgré cela,l’embouchure de l’Hérault fut curée en 16G8 , avec deux pon-tons construits aux frais du Roi; et la jetée de l’ouest, projetéepar Niquet en 1698, fut exécutée, conformément au devisde cet ingénieur militaire.
En 1704, les Etats de Languedoc commencèrent à faire sup-porter à la province les frais d’entretien du grau ; et en 1778 ,la direction des travaux de ce grau fut confiée à la ville. Pendantles premières années de celte période, la jetée de l’est fut éta-blie pour resserrer le lit de la rivière , et enlever un banc desable situé à côté de l’entrée du grau : bientôt après , dans lavue de dissiper une barre qui gênait l’entrée elle-même, onprolongea la jetée de l’ouest, de 60 mètres au-delà de sa cor-respondante. Au moyen de ces ouvrages , on obtint un fondd’eau de 29 à 55 décimètres , et le grau se maintint en très-bonétat pendant une douzaine d’années. On commença, dès 1725,à border la rivière de digues ; mais les quais ne furent entreprisque postérieurement à 1764 , et la ville fut chargée des dépensesqu’entraîna leur construction. En i 7 35 , il arriva un phéno-mène qui ne s’est pas renouvelé. L’embouchure de larivière étaitobstruée par des dépôts ; après avoir tâché, mais en vain , de larendre libre , en y appliquant un des pontons de Sette, quitravailla pendant deux mois sans le moindre succès, pour nepas s’engager plus avant dans une dépense qui paraissait inutile,on s’était déterminé à renvoyer le ponton; peu de jours après,