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Tome I.
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HISTOIRE

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eussent été produits par le courant littoral, les dépôts se seraientformés sur la ligne qui joint les deux pointes du golfe. Ce quiprouve ce que nous venons de dire, c’est que l’anse de laConque, à l’est du cap d’Agde , a conservé un fond invariable;cependant ce petit golfe est une eau morte dans laquelle le cou-rant littoral aurait abandonné une partie dessables qu’il entraîne:ainsi l’anse de la Conque semble placée à côté de la rade deBrescou , pour annoncer son. état présent, et prédire son état àvenir.

On peut conclure de ce que nous venons de dire, que lesouvrages d’art, que l’on construirait pour former la rade deBrescou , et qui se trouveraient établis en grande partie surdes bancs de rochers, devant conserver 3 relativement au cou-rant littoral, le même rapport de situation que ces bancs,' n’amèneraient aucun changement dans l’état de la rade : pro-

priété particulière dont aucun autre point de la côte ne sauraitjouir aussi éminemment ; je n’en excepte pas même l’anse dela Franqui, quoique ce mouillage réunisse, à d’autres égards ,des avantages qu’on doit apprécier.

Il paraît que la nature du port de Richelieu n’avait pointchangé,pendant un assez grand nombre d’années; il recevait desgalères, jusqu’à la naissance de sa digue en 1714 , comme en1634. La coupe des forêts de pins qui couvraient la côte, etretenaient les sables, ainsi que les défricliemens qui ont eu lieupar la suite , à l’ouest du cap d’Agde , sont les causes qui ontamené l’atterrissement du fond du port. Ces changemens ont ététrès-rapides: de 1724 à ij 55 , les comblemens se sont faits lelong de la digue sur une étendue de plus de 5 80 mètres , et onles a vus se prolonger de plus de 117 mètres, depuis 1755 jusqu’en1782 ; les plantations de tamaris, de chênes et de pins mari-times , deviennent donc d’une nécessité absolue. Il suffirait, par