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HISTOIRE
décidât à substituer aux barrages continus , des épanchoirsmobiles, l’effet des alluvions serait prévenu ou détruit en partie,mais ne le serait pas entièrement.
On voit donc que plus une rivière , un récipient principalsur-tout, s'éloignera pour son profil ( l’étendue en longueurrestant la même) du profil des canaux navigables, moins il yaura d’avantages et de sûreté dans sa navigation.
Sans doute Vauban était pénétré de ces considérations, lors-qu’il proposait en 1686, d’ouvrir de Toulouse à Moissac , unCanal qui aurait eu 62 kilomètres de longueur, 2 3 mètres delargeur réduite, 29 décimètres de profondeur, et qui auraitnécessité la construction d’un contre-fossé et d’une rigole,portésensemble à i 5 o,ooo francs de ce temps-là, de i 5 sas, estiméschacun 22,000 francs , de deux ponts-aqueducs pour fairepasser le Canal sur deux rivières, et dont la dépense combinée seserait élevée à 60,000 francs, de trente aqueducs, à 3 ,000 francsl’un, et de 26 ponts évalués à 5 ,000 francs la pièce : le prix dece Canal se monterait aujourd’hui à près de quatre millions.
Garipuy s’était occupé d’un projet analogue cà celui deVauban ; mais son travail n’était pas heureusement conçu. LeCanal qu’il proposait , dirigé parallèlement au cours de laGaronne , et trop rapproché des inondations de cette rivière ,outre le défaut de passer dans des terrains d’alluvions peu favo-rables à la solidité de sa construction , et d’un trop haut prixpour l’agriculture, aurait encore eu l’inconvénient de débou-cher à l’angle même du confluent, où la Garonne et le Tarn se disputent, à chaque crue, le domaine de leurs communesalluvions.
Quelques personnes pensent que le Canal de Toulouse àMoissac ne serait pas suffisant, pour assurer la communicationdes deux mers, sans prises d’eau intermédiaires, l’état de la