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On remédie à cesinconvéniens par l’isolement, ou par la sup-pression des moulins à nef, et principalement par des épis ouclayonnages, destinés à réunir toutes les eaux de la Garonne , lors-qu’elle se bifurque ou qu’elle menace de le faire, à resserrer sonlit, lorsqu’il est trop large, enfin à éloigner le courant des roches,contre lesquelles les bateaux risquent de se briser. En outre, dansle temps des basses eaux , on écrête les rochers, on arrache lespiquets qui se trouvent dans le cours de la rivière ; on retireles troncs d’arbres qu’ont amenés les grandes eaux , et quideviennent des écueils dangereux , dès que la Garonne baisse.
Si l’on vouloit convertir la navigation de la Garonne en navi-gation fluviale par des ouvrages d’art, il faudrait former desretenues par des barrages ouverts ou continus, qui seraient ter-minés sur une rive ou sur l’autre par des écluses à sas : il fau-drait restaurer et consolider ses bords , les couvrir d’épis dedistance en distance, afin de former ou de modifier le courantprincipal, suivant l’indication de la topographie du terrain, etles atterrissemens qui se déduisent des points d’incidence de cecourant principal. Lorsqu’on aurait déterminé la grandeur quedoit avoir la section de la rivière, pour l’écoulement de ses eaux,il conviendrait en outre, sinon de renfermer le volume de ceseaux entre des digues , du moins de le contenir dans les inon-dations ordinaires, et d’appuyer les barrages par des digues enterre , d’assez forte dimension pour n’être point surmontées etemportées par les eaux.
Mais les nombreuses alluvions auxquelles la Garonne , quiforme un récipient du premier ordre , est exposée, et le volumed’eau qu’elle roule pendant les inondations, exigeraient destravaux immenses, et exposeraient aux plus grands dangerspour la rupture des berges, le changement de lit de la rivière ,et l’isolement des ouvrages. En supposant même qu’on se
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