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Pour former ce tableau , nous ayons profité des mesuresprises par M. Clapiès en juillet 1 75g, et par M. Lespinasse fils ,en messidor an 2, et nous les avons rapprochées des apperçusdonnés par M. Clausade et par M. Pin.
Les mesures dont il s’agit, ont pour objet d’assigner la largeur,la hauteur et la vitesse moyenne du courant, et de faire con-naître sa portée par le produit de ces nombres. Nous ignoronscomment M. Clapiès appréciait la vitesse; M. Lespinasse la mesu-rait avec deux corps , l’un flottant , l’autre d’une pesanteurspécifique à-peu-près égale à celle de l’eau, liés entre eux par unfil qui retenait au centre de la section fluide , le corps submergé.
Il serait très-important d’avoir pour le jaugeage des ruisseauxdes procédés sinon rigoureux , ce qui paraît impossible , dumoins capables de donner, à un grand degré d’approximation,le volume d’eau que peut fournir un courant dans un tempsdéterminé. Les belles théories qu’ont établies plusieurs hommescélèbres sur l’écoulement des fluides ne sont malheureusementapplicables qu’à l’aide d’hypothèses qui, s’éloignant de la vérité,altèrent nécessairement beaucoup l’exactitude des résultats.M. Prony , dans son Mémoire sur le jaugeage des eaux courantes,a fait sentir les inconvéniens attachés aux différentes méthodes.Il en propose une , fondée sur la seule expérience , d’où ildéduit, au moyen de l’interpolation, une formule générale.Comme cette méthode paraît mériter la plus grande confiance,et se trouve intimement liée au sujet que nous traitons , onnous saura gré de l’exposer ici en peu de mots.
L’auteur choisit une partie du ruisseau dont on puisse prendrecommodément plusieurs profils en travers. Au point le plus bas,il établit un barrage avec un pertuis d’écoulement, et au point leplus haut, une vanne disposée de manière qu’on puisse la fermerinstantanément. Cette vanne, maintenue à une ouverture fixe