HISTOIRE
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Il serait difficile d’évaluer exactement la portion de ces volumesqui se perd année commune; mais afin de mettre le lecteur àmême de s’en former une idée , nous allons exposer la manièredont les pluies se succèdent dans l’année.
Il pleut abondamment vers la fin de l’hiver et durant leprintemps : les pluies de cette époque forment la grosse provi-sion et remplissent les réservoirs.
La pénurie se fait sentir, comme nous l’avons déjà dit, versle premier messidor, et continue jusqu’au premier brumaire.
Pour soutenir la navigation depuis le premier messidor jus-qu’au 20 thermidor, époque du chômage, il faut joindre auxeaux naturelles, un complément que l’on tire des réservoirs.L’usage introduit à cet effet par M. Clausade,est de baisser d’abordle réservoir de Saint-Ferréol d’environ deux mètres , pour leremplir ensuite , en y introduisant à grand volume les eauxdu réservoir de Lampy. Cette manœuvre a le double avantagede prévenir les pertes d’eau, qui résulteraient d’écoulemens àpetit flot dans la rigole de la montagne, et de réduire à la seulesurface du réservoir de Saint-Ferréol le déchet de l’évapora-tion. On a d’ailleurs l’attention de régler le débit de Saint-Ferréol , de manière que le volume qui part de ce point pourcouler à Naurouse pendant le jour, soit proportionné aux besoinsconnus de la navigation, et que le volume qui doit couler àNaurouse pendant la nuit, suffise au simple entretien des rete-nues.
Comme les eaux emploient 12 à 14 heures pour se rendre deSaint-Ferréol à Naurouse, on donne pendant la nuit à Saint-Ferréol le volume qui doit arriver pendant le jour au point departage , et réciproquement. Le rapport entre les deux volumesde la nuit et du jour , varie à raison du volume des eaux natu-relles qu’il suffit de compléter, et des besoins de la navigation