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auxquels il faut satisfaire; mais clans l’état ordinaire, un robinetdonné pendant le jour à Saint-Ferréol, suffit, avec les eauxnaturelles, pour entretenir les retenues du Canal pendant lanuit; deux robinets , et quelquefois trois sont nécessaires, pourfournir avec les eaux naturelles , aux besoins de la navigationpendant le jour.
Les pluies qui surviennent dans l’intervalle du chômage ,forment la seconde provision , et rétablissent les réserves entout ou en partie : d’un autre côté , elles raniment les sources ;et il arrive ordinairement que les eaux naturelles, jointes à cellesdes réservoirs, suffisent pour le remplissage du Canal et pour sonentretien, jusqu’au retour des brumes d’automne.
Passé le premier brumaire, les pluies sont assez abondantes,pour que la navigation puisse être alimentée par les seules eauxnaturelles. Alors les réservoirs sont tout-à-fait vidés ; et l’ontravaille sans relâche à leur réparation, jusqu’à ce qu’ils soienten état de recevoir les eaux ; on in troduit dans celui de Lampyles premières eaux de réserve.
Une nouvelle pénurie se fait sentir au cœur de l’hiver, àcause des gelées qui concourent à diminuer le volume des sources.La navigation se rallentit par suite de cet effet ; et si les glacesviennent à s A étendre sur la ligne qu’elle parcourt, elle restetout-à-fait suspendue.
Telle est la marche constante des pluies. Dans les cas les plusdéfavorables, les pluies de l’hiver et celles du printemps ne sontpas assez fortes, pour remplir en entier les réservoirs; et l’on avu des années où le complément à prendre sur les réserves, poursoutenir la navigation depuis le premier messidor jusqu’auchômage , a épuisé tout ce qu’avait pu conserver le bassin deLampy , et réduit la rései’ve de Saint-Ferréol au repaire de 26mètres, qui ne laisse plus que les trois cinquièmes de son contenu
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