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nous étions proposées sur le produit des sources delà montagne;nous allons maintenant chercher à déterminer le volume d’eauqu’on peut, pour l’employer à des usages particuliers , retirerdu Canal.
Nous avons vu au commencement de ce paragraphe, queles eaux qui arrivent à Naurouse, ne sont jamais trop abon-dantes pour le service des moulins : il s’ensuit qu’aucune distri-bution d’eau ne peut être faite au point de partage, sans nuire àce service.
Sur le versant occidental , les moulins sont établis vers leseuil du Canal; on ne peut donc encore se permettre aucunedistribution d’eau dans toute l’étendue de ce versant.
Le premier moulin qu’on rencontre sur le versant oriental,est celui de Saint-Rocli ; jusques-là toute distribution est impos-sible.
Passé ce point, le seul moulin qui reste, est celui de Trèbes ,qui se trouve suffisamment pourvu par les prises réunies deFresquel et d’Orbiel. On peut donc détourner depuis l’éclusede Saint-Roch, et employer à des usages particuliers toutes leseaux surabondantes à la navigation.
Pour apprécier le volume de ces eaux , nous ferons abstrac-tion de la pénurie qui se fait sentir au cœur de l’hiver, et nousdistinguerons deux époques dans l’année de navigation : la pre-mière comprendra les mois de ventôse et de germinal, et ceuxde brumaire, frimaire , nivôse et pluviôse ; la seconde s’étendradepuis le premier floréal jusqu’au chômage.
Pendant la première époque , les eaux surabondantes à lanavigation sont si volumineuses, qu’elles équivalent au débitcontinuel d’un demi-empèlement.
Pendant la seconde, il ne serait pas possible de fournir,pour des usages particuliers, la moindre portion d’eau , si l’on